AGARIC BLANC DE NEIGE. AGARICUS NIVEUS. N
Agaricus virgvieus. Batsch. Fung. t. 5. f. 12. — Agaricus allais. Pers. Syn. 563. — Agaricus colambelta. Fries. Syst. mycol. 1. p. 44?
Cette espèce , cFun blanc pur dans toutes ses parties, vient en automne ou. solitaire ou en petits groupes, soudés ensemble par le pied , rarement formés de plus de deux individus.
Elle a un. pédicule haut d’environ deux pouces, plein, cylindrique , assez épais , et presque de la même grosseur dans toute son étendue. Le chapeau est large de deux ou trois pouces, charnu, luisant, mais sec et comme satiné , d’abord de forme convexe , puis plane , à bords un peu roulés , sinueux , irréguliers et quelquefois fendus. Les lames sont nombreuses , minces , quelquefois échancrées ou dentées , et un peu adhérentes au pédicule.
On trouve ce champignon dans les bruyères , sur les bords un peu élevés et sablonneux des bois. Sa chair est ferme, blanche, d’une odeur douce, d’un goût agréable.
Il a quelque affinité avec une espèce que Jean Bauhin a fait connaître , et qui croît dans l’ancien duché de Montbéliard ; mais il différé essentiellement de l’agaric à tête blanche de la Flore française [agaricus leucocephalus. Bull.). Celui-ci, d’une amertume excessive, a d’ailleurs la tige plus allongée, plus grêle, le chapeau plus petit, plus mince, d’un blanc moins pur, un peu teint de jaune vers le centre. Il est plus précoce , et il croît par groupes plus nombreux. Le sol en est quelquefois tapissé, et j’en ai vu au-delà de soixante dans le même lieu. Il abonde surtout dans les taillis de Porchéfontaine et de Yelizy, dans les
bois de Gonart , de Meudon , de Verrières, etc. Ces deux espèces ont été confondues par quelques botanistes.