‹ Histoire des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 3 sur 171 · RAPPORT VERBAL · texte numérisé non relu

RAPPORT VERBAL

1° L’histoire naturelle des champignons. Elle comprend la classification des champignons en plusieurs ordres subdivisés en petites tribus, d’après des caractères fort bien choisis, et en outre la description claire, complète, précise des genres, espèces et variétés. M. Roques a revu les travaux de ses prédécesseurs, cl il a eu quelquefois l’occasion de les compléter ou de les rectifier. Il a pris un soin tout particulier à indiquer les localités que les diverses espèces habitent. Ses recherches n’ont pas été limitées par nos frontières; il les a étendues sur l’Espagne, la Suisse et le Brabant. Plusieurs espèces de France, décrites et figurées par lui, avaient échappé aux recherches de Bulliard, Paulct et Persoon.

2° La toxicologie. Dans cette partie importante de son ouvrage, M. Roques fait connaître les espèces délétères. Il décrit les phénomènes, les symptômes, les effets qu’elles produisent sur les animaux et sur l’homme. Sa manière de voir n’est pas toujours d’accord avec celle des mycologues qui sont venus avant lui; mais il est juste de dire qu’il n’avance rien qui n’ait pour base des observations et des expériences souvent répétées sur divers animaux ; et quelquefois sur lui-mème.

Ce iP était pas assez de décrire les accidents qui varient suivant la nature des principes immédiats que récèlent les différentes espèces; il fallait encore indiquer les meilleurs moyens curatifs. C’est ce que n’a pas manqué de faire M. Roques, soit à la suite de la description spécifique, soit après chaque groupe ou tribu; et, à la fin de son ouvrage, il donne une méthode générale de traitement, dans laquelle se trouve réuni tout ce qui a rapport à l’empoisonnement par les champignons.

3° L’emploi culinaire des champignons. Si cette portion de l’ouvrage en était séparée, on n’y voudrait voir probablement qu’un extrait fort spirituel et fort amusant du Parfait Cuisinier. L’auteur, à tort ou à raison, n’a pu souvent se résoudre à parler avec une gravité toute scientifique des recettes de cuisine. Mais, sous cette apparence frivole, on découvre un

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