‹ Histoire des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 56 sur 171 · BOLET AZURÉ. BOLETUS CYANESGENS · texte numérisé non relu

BOLET AZURÉ. BOLETUS CYANESGENS

Bolelus cyanescens. Bull. t. 569. DC. Fl. Fr. 555. Fries. Syst.

iniycol. d. p. 595. Desv. Fl. Anj. 6. — Bolctus conslrictus.

Pers. Syn. 508.

(PI. 8, Fig. 1 et 2.)

Ce bolet a un pédicule haut de deux ou trois pouces, d’un gris jaunâtre, épais à sa base, plus mince, comme étranglé et blanc à sa partie supérieure. Son chapeau est charnu, convexe, orbiculaire, large de trois à quatre pouces, de la même couleur que le pédicule. Les tubes , d’un blanc pur à leur naissance , deviennent d’un blanc grisâtre en vieillissant. Sa chair est épaisse, ferme, blanche; mais elle se teint d’un bleu d’azur aussitôt qu’on l’entame.

On le trouve, en août et septembre, dans les bois de Marly, de la Malmaison, de Vésinay, etc.

En général , on attribue des qualités vénéneuses à tous

les champignons qui changent de couleur lorsqu’on brise leur tissu. Ce motif de réprobation ne repose peut-être pas sur des faits rigoureux et authentiques ; mais ce qu’on ne saurait contester, c’est que quelques espèces très-délétères ne conservent point leurs nuances primitives , tandis que les champignons les plus salubres , tels que ceux de couche ou des prairies, les mousserons, les oronges, les ceps, ont une pulpe qui se distingue par une blancheur permanente. Ainsi, il est prudent de ranger le bolet azuré parmi les espèces d’une qualité suspecte.

Page 1