‹ Histoire des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 78 sur 171 · DC. Fl. Fr. 377. Fries. Syst. mycol · texte numérisé non relu

DC. Fl. Fr. 377. Fries. Syst. mycol

(PI. 13, Fig. 5.)

C’est un agaric d’une moyenne dimension. Son pédicule est cylindrique , plein , haut d’environ deux pouces , et d’un roux fauve. Son chapeau est plane , un peu creusé au centre , d’un gris bistré ou d’un jaune livide , et marqué de zones concentriques noirâtres. Les lames sont inégales , écartées , rougeâtres , un peu adhérentes au pédicule.

Il croît dans les lieux sombres des bois , en août et septembre. Le suc laiteux qu’il distille est d’abord douceâtre , puis d’une âcreté extrême. On doit le ranger parmi les espèces malfaisantes.

AGARIC PLOMBÉ. AGARICUS PLUMBEUS.

Agaricus plumbeus. Bull. Champ, t. 282 et 559. f. 2. Pers.

Syn. 435. DC. Fl. Fr. 382. Fries. Syst. mycol. t. 73.

On reconnaît facilement cette espèce à sa couleur de bronze et comme enfumée. Le pédicule est épais, d’un bistre jaunâtre , haut de deux à trois pouces ; il soutient un chapeau très-ample , d’abord convexe , ensuite plus ou moins concave , et dépourvji de zones concentriques. Les feuillets sont nombreux , inégaux , jaunâtres , un peu décurrents sur le pédicule.

On trouve cet agaric , en automne , dans les bois ; sa chair est blanche, cassante, très -âcre, ainsi que le lait qui coule des feuillets.

M. Descourtils le regarde comme une variété de l’agaric engainé , qui porte le nom de coucoumelle grise ; mais c’est une erreur, car ce dernier champignon est alimentaire , tandis que l’agaric plombé est vénéneux.

AGARIC A LAIT JAUNE. AGAR1CÜS THEIOGALUS.

Agaricas theiogalus. Bull. t. 567. f. 2. Pers. Syn. 431. DC.

Fl. Fr. 376. Fries. Syst. mycol. 1. 71.

Le chapeau de cet agaric est large de deux ou trois pouces , d’abord de forme arrondie , ensuite concave , d’un fauve rougeâtre, un peu zoné. Les lames sont inégales, jaunes et un peu décurrentes sur le pédicule , où elles se terminent en pointe ; celui-ci est plein , cylindrique , long d’environ deux pouces , et d’un roux fauve.

On le trouve ordinairement solitaire , dans les bois , en août et septembre. Sa chair, naturellement blanche, jaunit lorsqu’on la coupe ; elle est saturée d’un suc jaunâtre et amer.

Cette espèce est également vénéneuse ; elle contient , d’après l’analyse de Vauquelin , une matière grasse d’une saveur âcre et amère.

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