Agaricus lactcus. Schæff. Fung. t. 59. — Agaricus
nitcns. Sowerb. Fung. t. 59 . — Agaricus jozzolus. Scop.
Fl. Carn. 2. p. 431.
Cette espèce est entièrement blanche. Son chapeau, d’abord arrondi , devient plane et même un peu concave ; sa surface est luisante, visqueuse et comme enduite de blanc d’œuf dans les temps humides. Les feuillets sont étroits, inégaux, un peu arqués ou échancrés en fer de faux, et en partie décurrents sur un pédicule grêle , presque cylin-
drique , écailleux vers le sommet , haut de deux ou trois pouces.
On la trouve fréquemment dans les bois et dans les landes, en automne. Elle n’a rien de désagréable au goût ni à l’odorat. On la mange dans quelques campagnes , et principalement en Italie , où elle est connue sous le nom d ejozzolo.
Depuis quelque temps les mycophiles de Versailles mangent l’agaric blanc d’ivoire qui est assez commun dans les bois de Satory, de Gonart , de Bu tard , de Vaucresson, etc. On le trouve ordinairement sur la mousse, enveloppé de feuilles sèches. On le prépare comme la plupart des champignons , et on le mêle avec les hydnes , les ceps , les chanterelles , etc.
AGARIC DES BRUYÈRES. AGARICUS ERICE TORVM. Agciricus ericetorum. Bull. Herb. t. 551. f. 1. DC. Fl. Fr. 467,
Il ressemble beaucoup à l’espèce précédente , mais son pédicule n’est jamais chargé d’écailles au sommet. Son chapeau a presque toujours une teinte jaunâtre ; il est plus exactement convexe , tandis que dans l’agaric d’ivoire il est toujours proéminent. Le pédicule est grêle , cylindrique, plein, quelquefois creux vers sa partie supérieure.
On le trouve dans les bois et particulièrement dans les bruyères. Il a le goût et l’odeur de l’espèce précédente.
Chev. Fl. Par. 1. 158.
IG
w HISTOIRE DES CHAMPIGNONS