ABSTRAIT
Adjectif.
Physique. Botanique Zoologie
relativement à la méthode naturelle.
Anatomie comparée,— générale.
Physiologie comparée^ Médecine comparée.
Réalisme.
522. Si nous nous plaçons maintenant au point de vue de la méthode a posteriori expérimentale, et
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bien entendu en adoptant les définitions que j'ai données de la philosophie morale et de la philosophie naturelky nous verrons, conformément au mode dont nous jugeons de l'existence des choses d'après leurs relations avec notre propre personne, comprenant le corps ou la matière et la faculté de penser ou \âme, qu'il est exact de dire que nous ne connaissons hors de nous, au moyen des organes de nos sens, que le concret, V objet, la chose, Y être-individu.
Ce résultat est donc conforme à la doctrine du mn minaHsme.
523, Mais d'un autre côté, conformément à ma définition du mot fait, la substance, la'matière ne nous étant connue que par ses propriétés, il en résulte que sans ces propriétés nous ne pouvons la définir, dire ce qu'Ole est : dès lors il semble que nous nous rapprochons des réalistes; si même on ne pense pas que nous dépassons la limite où ils se sont arrêtés, lorsque, ï^vec tous reconnaissant pour fait ce qui a iié, ce qui est, ce qui sera, je le définis une abstraction, d'où il suit, à mon sens, que Y abstrait après avoir été étudié dp la manière la plus précise, comme je le recommande, est le connu, la vérité.
524* Cette conclusion à laquelle conduit la tné-^ ^ûfe A POSTERIORI expérimentale m'engage à faire quel-
ques remarques sur les définitions des noms mbstantif et adjectif énoncé^^ dans la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal des Chamji^, afin d'ajouter un exemple frappant de la g^énéralité des idées que je viens de présenter sur la méthode a posteriori et la méthode a priori.
« Le substanti/%si la chose qui subsiste par elle- « même, et Y adjectif la manière de la chose ou Tac- « cident. »
Cette distinction du mhstanûf d'avec \ adjectif, sans être précisément contraire à mes idées, est cependant moins exacte que la manière dont je l'envisage conformément à la méthode a posteriori expertthentale.
Car en afBrmant l'existence de la substance et en en considérant les propriétés comme des accidoits, vous parlez un lang*ag*e conforme à Ja méthode a PRIORI ; et pour que l'affirmation fût juste, il faudrait admettre en principe l'existence d'une //wï/e^^ wmque commune à totis les corps. Or le contraire est admis aujourd'hui par tous les savants. Dès lors les propriétés variées de ces corps ne peuvent être définies des accidents. Actuellement on compte plus de soixante espèces de corps simples, caractérisées chacune par un ensemble de propriétés physiques, chimiques et organoleptiques, ensemble appartenant à cette espèce et non aux autres ; ces propriétés,
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nous les considérons comme lui étant essentielles; conséquemment, admettant que nous ne la connaissons que par elles, nous ne pouvons considérer ces mêmes propriétés comme des accidents. On voit donc la conséquence rigoureuse de la méthode a posteriori dans la manière de distingpuer le substantif d'avec \adjectif.
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CINQUIÈME LIVRE