Geo. III, c
3. « In about flfty years... from 1676 the rental of Ireland appears to hâve doubled. In the next flfty years, it appears to bave also doubled. But in the last thirty years, it appears to hâve increased so as to double in about nineteen years (Newenham, View... of Ireland, 1809, p. 232). Arthur Young, en 1778, évalue le rental total de l'Irlande à 6 000 000 1. environ; Newenham, en 1808, à 15 000 000 1. (voir Young, Tour, Part II, pp. 4 sqq., Newenham, View, p. 232). Wakefleld, en 1814, se borne à montrer combien une estimation exacte est difficile, et se dérobe (Ireland, vol. I, pp. 245-6).
à ses filles, à sa maîtresse. C'est la mode du pays, personne ne s'en indigne, et qu'importe au maître, pourvu qu'il touche des revenus, et que ces revenus aillent croissant? Il peut arriver seulement que la créance de l'agent croisse plus vite encore; un jour, l'agent lève la tête, force le propriétaire à lui consentir, aux conditions qu'il veut, le bail de ses terres, ou bien l'informe tout simplement qu'il est devenu le propriétaire de sa terre, ou d'une partie de ses terres '. C'est un des moyens qu'emploient les catholiques pour rentrer en possession du sol natal. La loi, pour protéger les propriétaires, a fini par leur interdire de consentir des baux à leurs agents.
Selon que le tenancier se consacre à l'élève du bétail ou à l'agriculture proprement dite, il occupe un grazing farm (ferme de pâturage), ou un tillage farm (ferme de labourage). Les graziers sont de beaucoup les plus opulents. Établis sur les grandes fermes du centre de l'Irlande, dans les comtés de Limerick, de Tipperary, de Clare, de Meath, de Waterford, peu nombreux en raison de l'étendue des domaines qu'ils exploitent, payant parfois une rente de 3 000 1. à 10 000 l. 2; ils sont, déclarait Arthur Young, « les plus grands éleveurs de bestiaux du monde entier ^ ». Ils s'habillent comme la gentry, ou font ce qu'ils peuvent pour s'habiller comme elle ; parfois ils prennent un vieux nom irlandais, et laissent courir le bruit qu'ils appartiennent à une antique famille, dépossédée jadis par l'invasion saxonne. Leurs maisons sont meublées avec un luxe absurde, mais les cochons et les volailles courent dans la cuisine. Profondément ignorants, incapables d'améliorer les races qu'ils élèvent, ils se bornent à spéculer, pour s'enrichir, sur la hausse du prix du bétail. L'aristocratie les méprise, le peuple les déteste ^ Ils forment une classe à part et sont comme les métis de la société irlandaise. D'ailleurs, après avoir pris de plus en plus d'extension au cours du xviii'' siècle, le grazing, depuis quelques années, recule devant le tillage. Pourquoi cette transformation? Estce le signe d'un véritable progrès de l'agriculture irlandaise, la culture intensive se substituant à la culture extensive? En réalilr. il n Cii est rien.
Les baux irlandais son! en griiéral de longs baux : vingt et un ans, trente et un ans, vingt et un ans et une vie, trente et un ans et une vie, soixante et un ans et une vie*. On serait donc, au premier abord, UmU' de ci-oirc (|U('. si le li.'fnt/c se substitue au grd-iiKj. <'"('sl |)ai'ce