Wakefield, Ireland, vol. I, p
4. Wakefield, Ireland, vol. I, p. 468; vol. I, p. 470. — Tigh, Kilkenny, pp. 411 sqq.
rctte, les brancards en Tair. Dans la maison, une seule chambre sans plancher ni dallage, où le fermier el sa famille mangent, dorment, font leur cuisine, vivent pêle-mêle avec les cochons et les poules. Le grain se bat sur la terre. Les instruments de travail se rouillent sous la pluie. Ils sont rudimentaires : la charrue qu'on emploie est en bois et, dans bien des régions encore, on l'attelle, pour le labour, à la queue du cheval ou de la vache. Nulle science de la culture; on fait succéder à une jachère autant de récoltes que le sol en peut donner — parfois dix ou douze à la suite, — puis on met de nouveau le sol en jachère. Voilà bien des années que l'Angleterre et l'Ecosse, avec leur énorme population industrielle, sont forcées d'aller chercher au dehors un cinquième de ce qu'elles consomment en céréales; mais l'Irlande ne suffit pas, bien que l'immense majorité de la population y soit employée aux travaux de la terre, à combler le déficit. C'est seulement dans le Sud-Ouest que la culture du blé a fait des progrès. Ailleurs la difficulté que l'on rencontre, vu l'absence de routes et de voitures, à diriger le produit de la récolte vers les ports, décourage le cultivateur; et le meilleur emploi qu'il puisse faire de son blé, c'est souvent de le portera la distillerie secrète, où l'on en tirera le whisky du pays, le poteen. Dans le Nord, le blé recule devant la pomme de terre, seul aliment du bas peuple irlandais. Partout les exploitations sont petites, et vont encore se morcelant. Les fermes de cinq cents à quinze cents ou deux mille acres, fréquentes au temps où Arthur Young, en 1778, visitait l'Irlande, deviennent rares*. Les fermes de quarante, trente, vingt, quinze acres se sont multipliées au contraire : elles constituent le type normal d'exploitation^. Or, quand bien môme on ne partagerait pas le préjugé systématique des agronomes anglais en faveur de la grande exploitation rurale, il est indéniable que ce rétrécissement de la ferme irlandaise est, vu les circonstances dans lesquelles il se produit, un signe du mauvais état où sr liomc l'agriculture du pays.
L'émicttement des fermes tient à des causes 'Hîll^I'^L-^ 'l'™^^*'' «' d'importance inégale. La première ET COTTHRS ^^ ^^^ causes est la loi de 1793 qui a rendu
aux catholiques le droit de vote dans les élections parlcnuniLaires. Avant 1793, l'intérêt politique des grands propriétaires avait été d'installer sur leurs ternes, pour voter sous leurs