Memoirs of Sir John Sinclair, vol. I, pp. 334 sqq
plaines, de grandes fermes sont consacrées simultanément à la culture des céréales et à l'élève du bétail. Les terres lourdes qui longent les cours d'eau sont transformées en pâturages; si une ville est voisine, le pâturage sert, sur des fermes de dimensions plus petites, non à engraisser le bétail, mais à nourrir des vaches dont on tirera du lait, du beurre et des fromages. Pendant ce temps, la charrue gagne chaque année un peu de terrain sur le flanc des collines, sur le sommet des plateaux et des falaises. Les bénéfices agricoles se sont immensément accrus; tous les témoins sont d'accord, en 1814, pour considérer que la rente foncière, au cours des vingt ou vingt-cinq dernières années, a monté de 100 p. 100, peut-être de 150 p. 100 ^ -L'étendue des terres cultivées a augmenté dans une proportion aussi forte; 1883 Inclosure Acts votés au cours des vingt années qui ont suivi la fondation du Board of Agriculture ont fait mettre en valeur 2 260 000 acres. Mais c'est encore peu de chose à côté des 22 000 000 acres, incultes quoique cultivables, dont le Board dressait la statistique en 1795. « Nous venons, s'écriait Sir John Sinclair en 1803, d'entreprendre une guerre nouvelle contre l'ennemi du dehors.... Pourquoi ne pas déclarer la guerre à notre grand ennemi intérieur, je veux dire à la stérilité jusqu'à présent inconquise d'une si grande partie du royaume?... Qu'il ne nous suffise pas d'avoir libéré l'Egypte, d'avoir subjugué Malte. Attaquons Finchley Gommon; conquérons Hounslow Heath; forçons Epping Forest à subir le joug du progrès ^ » Les membres du Board of Agriculture et, sous leur direction, tous les propriétaires du royaume sont inspirés par cet enthousiasme conquérant qui reste la vraie justification du capitalisme moderne.
Construire les bâtiments et les routes, établir LES FERMIERS , , • , ^ "T^. ' » r «• ■ i
les drainages et les clôtures, c est 1 alTairc du
propriétaire. Il appartient ensuite au fermier de veiller aux labours, aux engrais, de choisir les semences, de prendre les décisions nécessaires en ce qui concerne la meilleure « rotation » des récoltes. Tâche difficile, qui suppose de l'intelligence, de l'expérience, des connaissances techniques. Si l'on veut savoir quel est véritablement le
1. 1(>(» [). 100 (Corn Law Report, 1814, Min. of ev. pp. 4, 10, 16). — Plus de 100 p. 100 (Ibid., pp. 17 s<i(i.). — 130 p. 100 dans lo Surroy, cii vingt et un ans, sur la fernu' de M. Birkbeck {Ibid., pp. 95-6). — .\rthur Young, sur une ferme de 3(M) acres choisie comme typique, donne les trois chiffres suivonts: 1790 : 88 1. 0 s. 3 1/4 d.; — 1803 : 121 1. 2 s. 7 1/4 d.; — 1813 : 100 l. 12 s. 7 1/4 d. {Ibid., p. 81). — Sir John Sinclair (ScoUand, 1814. vol. I. p. 197), considèrt' que le total des fermages on Ecosse vingt ans auparavant ne dépassait pas 2000 (MX) 1., approche de ."> 000 000 I. au moment où il écrit, et monte chaque année de KMXXM) 1. ou 2(K)()00 i. environ.