Thoughts on Inclosure, by a Country Farmer, 1786, p
5. Voir le début du roman de Miss Burney, intitulé Cecilia : Her ancestor's (Gecilia's) had been rich farmers in the county of SulTolk, though her father, in whom a spirit of élégance had supplanted the rapacity of wealth, had spent his time as a private country gentleman ... Il laisse à Cecilia une fortune de 10 000 1.; et quand elle s'éprend du jeune Delvile, qui appartient à une très vieille famille du comté, l'auteur explique : « His situation in life was just what she wished, more elevated than her owu, yet not so exalted as to humble her with a sensé of inferiority ». — Bailey and CuUey, Northumberland, p. 30 : Gentlemen who possess landed property from oOO 1. to 300 1. a year think it no debasement to follow the profession. — Boys, Kent, 1796, p. 32 : Those of the higher class, the large oceupiers and principal yeomanry, are a very respectable class of society, and hâve a great weight in the political scale of the county.
profit du fermier montait avec le prix des denrées agricoles. A présent le propriétaire, en rédigeant le nouveau bail, essaie de percevoir une rente foncière plus forte, et de ramener les profits du fermier à leur taux antérieur. Ricardo va bientôt écrire un gros livre pour liguer contre les propriétaires tout le reste de la nation : chefs d'industrie, ouvriers et fermiers. Une loi nécessaire veut, si nous l'en croyons, que la rente foncière s'élève toujours pendant que le salaire de l'ouvrier reste immobile, et que les profits de l'industriel et du fermier, maintenus au même taux par la concurrence des capitaux, baissent constamment. Pourtant les fermiers n'obéissent pas à l'appel des économistes. Tant que leur fermage court, ils ont intérêt, comme les propriétaires, à ce que le prix de la viande et du blé hausse sur le marché. Dans la mesure même où la hausse est factice, et tient à la dépréciation du numéraire, ils en bénéficient encore; ceux qui pâtissent, ce sont les rentiers et les fonctionnaires, tous ceux qui touchent un revenu fixe en numéraire. Auteurs de leur propre fortune, âpres au gain, ayant toujours vécu près du sol et par le sol, les fermiers se sentent d'ailleurs parfaitement capables de tenir tête, quand il s'agit de renouveler les baux, soit aux propriétaires, soit à leurs agents, qui sont parfois des avoués plus compétents en matière de procédure qu'en matière d'exploitation rurale. Enfin nous avons vu combien la classe des propriétaires a contribué, par ses initiatives, aux progrès accomplis par l'agriculture anglaise; le rapport qui existe entre les deux classes est donc, jusqu'à un certain point, un rapport de collaboration, et le prix du fermage n'apparaît pas tout à fait comme un revenu qui ne rémunère aucune peine. Une partie du fermage représente le salaire d'un travail de surveillance et de direction. Une partie représente les profits de capitaux importants engagés dans la terre et les bâtiments.
Sans doute encore les conditions générales auxquelles la jurisprudence anglaise soumet le contrat de fermage sont singulièrement onéreuses pour les fermiers. La loi de distress ou de dislraint donne au propriétaire que le fermier ne paie pas le droit d'être son propre justicier, de faire saisir par un intendant et mettre en vente le bétail, ou tous autres biens mobiliers, du fermier. La loi des fixlures ne laisse au fermier qu'un droit très limité et très incertain à être indemnisé, lorsfjue son bail expire, pour les améliorations qu'il peut avoir apportées au fonds d'exploitation. Mais il faut savoir avec quel degré de rigueur tout ce système de lois foncières est appliqué. Le landlord anglais affecte, sinon toujours, au moins souvent, d'administrer son bien avec largeur et tolérance, non en hommes d'affaires, mais en bon maître. De même que, sous r.iiiciciinc féodiililé inililairc, le sei-
gneur demandait aux cultivateurs non pas tant de le rendre riche que de le rendre puissant, en lui fournissant beaucoup d'hommes, le plus d'hommes possible, pour le service de guerre; de même, dans les temps modernes, il s'est organisé, à travers les campagnes anglaises, une sorte de féodalité pacifique, le problème étant, pour les propriétaires, de se constituer une armée d'électeurs fidèles, une clientèle politique. Or, pour cela il faut se rendre populaire. Les plus grands propriétaires, sont ceux aussi qui font aux tenanciers les conditions les plus douces, et s'efforcent de traiter toujours avec eux à l'amiable ^ Les réformateurs agraires préconisent généralement l'extension du système des long leases, comme étant le plus favorable à la bonne exploitation du sol par les fermiers, celui qui les protège le plus efficacement contre les exigences des propriétaires. Mais le système opposé des contrats annuellement renouvelés, a, lui aussi, ses avocats au ^oaA-c/ o/'/4grriculture : on y fait observer que les régions où prédomine ce système — le Bedfordshire, le Cambridgeshire, le North Riding du Yorkshire* — sont celles où les fermes restent peut-être le plus longtemps entre les mêmes mains, passant généralement du père au fils, changeant souvent de propriétaire sans changer d'occupant-. C'est que les contrats annuels sont ceux qui établissent les relations les plus étroites, les plus humaines, entre les deux parties intéressées; et la chose n'est pas sans importance dans un pays doté d'institutions libres, où le propriétaire a besoin, pour gouverner, d'être appuyé par l'opinion du comté.
D'autres lois, et d'autres institutions encore semblent de nature à menacer la paix des campagnes, et à développer, dans la classe des fermiers, un état d'esprit révolutionnaire. Miss Burney, la romancière, notait, dans son journal, au mois de novembre 1789, que lord Mountmorres, causant avec elle, prévoyait le temps où les passions révolutionnaires traverseraient la Manche. « Et quelles seront, demandait Miss Burney, les doléances des révoltés? — Les lois sur la chasse, répondait lord Mountmorres, et la dîme ^. » Les gaine laws livrent les cultures aux ravages des lièvres et des faisans pendant toute l'année, aux dévastations des chasseurs et de leurs meutes pendant la saison des chasses; et sans cesse elles vont s'aggravant. L'obtention d'un permis coûte de plus en plus cher*. Le délit de braconnage est