‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 13 sur 387 · i:i W. lit · texte numérisé non relu

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3. 1 (îco. m, (;. 23. — Un ju/^ft fivnitc'îlé déplncé ù lu mort de George I"; deux juges à la mort de (îeorge II.

i. Murninij Clironicla, '.il oct. 1812 : The ufiliou Ihi« iiot l)eeii much accustomed lo see

règle n'est pas absolue; nous voyons, dans les premières années du xix" siècle, que les Atiornies General et les Solicitons General prétendent occuper, de plein droit, les postes de présidents des Cours supérieures, quand ces postes deviennent vacants * ; or, ils sont par définition des hommes de parti. L'usage veut encore que les juges « puisnes » des trois cours supérieures ne puissent jamais être promus présidents de leurs cours : et c'est un obstacle à l'intrigue '-. Mais la règle n'est pas absolue : en 1817, Charles Abbott, successivement Juge Puisne des Plaids Communs, puis du Banc du Roi, sera promu Chief Justice du Banc du Roi. Rien d'ailleurs n'empêche un Chief Justice, président de la Cour des Plaids Communs, d'aspirer à passer des Plaids Communs au Banc du Roi, ou à devenir Lord Chancelier. L'usage interdit enfin aux juges de jamais se faire voir à la Cour, en d'autres termes, de jamais avoir l'air de solliciter une faveur. Qui les empêche cependant de fréquenter le premier ministre et les autres membres du Cabinet? En vérité, c'est ici la question importante, et l'indépendance des juges à l'égard des usurpations monarchiques dépendra de la manière dont il y sera répondu. Dans quelle mesure les ministres, organes du pouvoir royal, sont-ils disposés à violer les usages, pour favoriser la politique personnelle de George III ou du Régent? Dans quelle mesure, au contraire, membres du Parlement, responsables devant le Parlement, sont-ils portés à défendre, contre le chef du pouvoir exécutif, les usages qui protègent l'indépendance de ses subordonnés?

Voici enfin où la confusion du pouvoir judiciaire et du pouvoir exécutif devient flagrante. « Rien, déclare Blackstone, n'est plus dangereux, dans une constitution libre, que la réunion des fonctions de juge avec celles de ministre d'États » Or, 'pour ce qui concerne les juges des trois Cours que l'on appelle respectivement les Plaids Communs, le Banc du Roi, l'Echiquier, la constitution britannique évite à peu près ce danger. Nous disons « à peu près » seulement : car Lord Mansfield, Chief Justice de la Cour du Banc du Roi, a pu longpromotion in our Courts of Justice conferred as in the Ghurch and other departments of the State, and will be deeply indignant if they observe a préférence of the daims of favouritism or corruption to the l'air pretensions of personal qualifications. — Le Morning Chronicle étant un journal d'opposition, son témoignage a du prix.

1. Voir un mémorandum de lord Eldon, qui d'ailleurs proteste contre cette prétention; et Twiss, Life of lord Eldon, vol. II, pp. 510-312. — Cf. Lord John Kussell, Essay on tlie English Government, 1823, pp. 410-411 : The ... offices ... of Attorney and Soliciter General imply a détermination to support the measures of government when called upon, as thoroughly as the interests of any private client whom a lawyer undertakes to défend. The path to the office of judge very frequently, and to the office of Lord Ghancellor almost always, passes through thèse offices. It follows, that the road of ambition for a lawyer is to attach himself to the governing party in the State.

2. Cottu, Administration de la Justice criminelle en Angleterre, pp. 141-142.

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