W(!dKR, Warwickshire, 1794, p
4. J. Clark, Ilerefordshire, 1794, p. 29. — J. Duncumb, llerefordshire, 1805, p. 64.
contre certaines conséquences naturelles du régime nouveau. Dans le nord de l'Angleterre et dans le sud de l'Ecosse prévaut un contrat de travail en vertu duquel l'ouvrier agricole, le hind, comme on l'appelle, non seulement reçoit une partie de son salaire en argent, mais est, par-dessus le marché, logé dans un cottage indépendant, mis en possession d'un lopin de terre, fourni d'une certaine quantité de combustible et d'avoine. La condition que l'on impose au hind, en échange de ces avantages, c'est de fournir du travail pendant toute l'année*. Ce bondage System n'est peut-être qu'une forme atténuée de l'ancien servage. Mais le cottage System, qui se généralise en Angleterre et lui ressemble par certains côtés, est une invention nouvelle, née des besoins du capitalisme moderne.
Des philanthropes, sur l'initiative de lord Winchilsea et avec l'appui du Board of Agriculture, ont préconisé la méthode qui consiste à louer à bas prix à l'ouvrier, près de la ferme sur laquelle il travaille, un cottage et un peu de terre ^. Arthur Young, parcourant le Lincolnshire, admire les habitations confortables, les jolis jardins qui ont été installés sur leurs domaines, pour les travailleurs des champs, par Sir John Sheffîeld et lord Garrington : « La population augmente ici tellement vite, que les cochons et les enfants grouillent dans tous les coins'' ». Les propriétaires savent le péril que fait courir, en temps de disette, à leurs meules de foin ou de blé, à leurs bâtiments de ferme, à leurs châteaux, un prolétariat indigent et barbare. Ils savent ce que coûte ce prolétariat quand, pour prévenir les insurrections de la faim, on entreprend de le nourrir aux frais du public. L'érection de ces petites chaumières paysannes est considérée par beaucoup de témoins compétents comme rapportant au propriétaire plus qu'elle ne lui coûte, en raison de la diminution qu'elle entraîne des charges de l'assistance paroissiale. Le montant de la taxe des pauvres aurait varié dans des proportions énormes — de 4 p. 100 à 36 p. 100 de la totalité du revenu imposable de la paroisse — suivant que la paroisse conte-
1. Bailey and Gulloy, Northumberland, 1794, p. 53. — Priagle, Westmoreland, p. 29. — Howitt, Rural Life of England, p. 119.
2. \oir Reports of Society for beitering the condition of the people, vol. I, p. 116 (1797): Extract from an account of threc cottagers keeping cows, and renting laad in Rutlandshire, by the Bishop of Durham; et ibid., p. 129 : Extract from an account of the advantages of cottagers renting land, by the earl of Winchilsea. — Cf. G. Slater, Ënglish Peasantry, pp. 132 sqq. — Le même auteur signale (pp. 127-128) treize lois votées entre 1757 et 1812, toutes, sauf une, des Acts of Inclosure, où des mesures sont prises pour protéger les droits des cottagers. — En 1775 fut abrogée la loi du règne d'Elisabeth, interdisant d'élever des cottages auxquels fût attachée une quantité de terre inférieure à quatre acres (voir Eden, State of the Poor, vol. I, p. 361).