Kennedy, Riseand Progress, p
3. Baines, Lancashire, vol. II, p. 554. — Mantoux, Révolution Industrielle, p. 238.
4. Correspondence of Sir John Sinclair, vol. I, p. 361 : lettre de Geo. Dempster, 21 janv. 1800.
5. The hardest vv'orked river in the universe. W. Cooke Taylor, Handbook ... 1843, p. 156.
Mais la force motrice fournie par Teau ne suffit bientôt plus aux industriels. Le débit d'une rivière varie suivant les années, les saisons. De plus, le nombre des « moulins » devient si grand que, pour accroître et pour égaliser, dans chaque manufacture, la pression d'eau, chaque usine capte le courant dans un réservoir, pour le relâcher après l'avoir utilisé; d'où l'impossibilité, pour chacune des entreprises, de travailler plus d'un certain nombre d'heures par jour : le nombre d'heures pendant lesquelles l'eau s'écoule du réservoir d'amont. Le besoin d'une force plus constante se fait sentir avec une intensité toujours plus grande. En 1781, Watt, à Birmingham, découvre le moyen d'employer la vapeur à produire un mouvement circulaire. Quatre ans plus tard apparaît, dans le comté de Nottingham, la première filature à vapeur. L'invention se propage rapidement, à partir de 1790, dans les deux régions où se tisse le coton, le Lanarkshire et le Lancashire. Les conditions géologiques sont favorables. Le charbon est à si bon marché dans l'un et dans l'autre comté que le bas peuple en use quotidiennement, depuis longtemps, pour les besoins de la cuisine et du chauffage : si on regarde sur quelle région s'étend, dans le Lancashire, l'industrie du coton, on voit qu'il y a coïncidence presque rigoureusement exacte entre le district minier et le district manufacturier '. Vers 1815 la transformation du matériel, dans les filatures de coton, est pratiquement complète : la machine automatique, mue par l'eau ou la vapeur, a chassé le métier ^.
Le nombre et l'importance des entreprises augmentent en même temps. Il y avait quarante et une filatures dans tout le Lancashire avant l'introduction du machinisme^; il y en a plus de soixante en 1816 dans la région de Manchester*. Deux d'entre elles occupent plus de raille ouvriers ; les soixante filatures réunies, environ vingt-quatre mille ". Si l'on considère, d'après une évaluation un peu postérieure, que chaque
1. La ville de Preston fait à peu près seule exception. Voir Baines, Lancashire^ vol. IV, p. 366 : A combination of causes hâve doubtlcss conspired to produco this •'(rect, but the principal are probably to be found in Ihe central situation of the town, iii Ihc united advantages of river and canal navigation, and in the skiil, capital and ••atcrprise of the principal inanufacturers. — Baines constate cependant {Ibid., p. 361) <iu(' 1(1 port est médiocre. Le principal mérite de la prospérité de la ville (elle double le nombre de ses habitants entre 1801 et 1821) revient à llorrocks et à ses pareils.
2. Report... on... State of Children, iSl6, Min. of Ev., p. 207: déposition de Kinder Wood, es(j. a surgtton, Oidham. — Are thore any spinners who work in their own bouses? — They do in some cases use a small mochine, which they call a Twiuing Jenny, in their own bouses; but 1 am notacquainted with the peculiar mechanism of this business.