‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 148 sur 387 · Geo. III, c · texte numérisé non relu

Geo. III, c

3. H. of C, 6 avril, 4 mai, 18 mai, 2 juin 1802 {Pari. Reg., vol. LXXIX, p. 446, vol. LXXX, pp. 183, 457, 590). — Voir aussi, séance du 15 mars 1802, un bill déposé par Mr. Wilbraham Bootle, « that the overseers of the différent parishes should be compelled to keep registers of the names of the persons to whom parish children were apprenticed, the names of the parishes whither they were sent, etc., under certain peualties (Pari. Reg., vol. LXXIX, p. 199).

lions nouvelles de l'industrie : ce qui fait la supériorité de Tindustrie cotonnièrc sur l'industrie lainière, c'est précisément qu'elle n'est pas entravée par les vieux règlements limitant le nombre des apprentis. Pourquoi, demandent d'autres opposants, partisans trop zélés de la nouvelle politique — ce sont les hommes du parti évangélique, Wilberforce, lord Belgrave — légiférer seulement pour l'industrie cotonnière, et non pas aussi pour les autres industries? pourquoi protéger seulement les enfants assistés, et non pas tous les enfants employés dans les manufactures de coton? Que l'on n'aille pas, réplique Sir Robert Peel, pour vouloir trop bien faire, compromettre le salut de la loi : lés chefs d'entreprise, dans le Nord, commencent déjà à s'agiter.

Enfin la loi a été votée. A-t-ell6 été appliquée? Les Juges de Paix négligent trop souvent leurs devoirs, ignorent les obligations qu'elle leur impose. Les Overseers, annuellement élus dans chaque paroisse pour veiller à la bonne administration des lois d'assistance publique, n'ont ni la compétence, ni le temps, ni souvent le désir d'imposer l'exécution de cette loi spéciale ^ Si, dans une certaine mesure, les abus que VAct de 1802 condamnait tendent à diminuer, c'est que les filatures se sont concentrées, avec l'introduction de la machine à vapeur, dans de grandes villes où la main-d'œuvre enfantine abonde, où il n'est plus besoin, par conséquent, de faire appel aux workhouses de l'Angleterre entière ^. Mais ces enfants des grandes villes industrielles, pour ne pas être les pupilles des paroisses et de l'État, en sont-ils moins dignes d'intérêt-^? Et peut-on négliger longtemps l'objection soulevée en 1802 par Wilberforce et lord Belgrave? Un autre patron philanthrope, Robert Owen, persuade Sir Robert Peel de compléter sa loi de 1802'* : celui-ci présente en conséquence à la

1. Report ... on... State of Childrcn, 181(3, pp. 178 scjq. Déposition de John Moss, govnrnor of the Preston workhouso : Do you know of an Act of Parlininent, prohibiling tho employment of apprentices in cotton vvork above 12 hours n day? — No; I never heard any thing of that. — Ibid., p. 329 : Déposition de William David Evans, esq. J. P. : Are you awaro lliat the Act of Parliainent, generally callod hy tlie naino of Sir Robert Poel's Act, directs the appointment of certain inspcctors iiy Ihe magistrales, one of them to be a magistrale and the other a clergyman? — Yes. — lias that provision iteen put in force in Manchester? — I bave only been aware of that provision since reading the Act yesterday. — Wilberforce, en 1804, avait, sur la demande d'une cinquantaine de « respectable and expericnced magistrales of Ihe county of York, déposé un projet de loi, pour augmenter le pouvoir de contrôle des juges de Paix {H. of C, 8 mai 1804; Pari. Deb., vol. Il, p. 397).

2. Report ... on ... State of Childrcn, 1816, pp. 132, 137, 141 : Déposition de Sir Itol.ert Peel.

3. Une loi est d'ailleurs volée en 1816 pour rendre plus stricte» les conditions dans lesquelles les enfants indigents sont envoyés eu apprentissage (ÎS6 Geo. III, c. 139).

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