‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 154 sur 387 · Felkin, Hosiery and Lace, pp. 133 sqq · texte numérisé non relu

Felkin, Hosiery and Lace, pp. 133 sqq

4. Felkin, Hosiery and Lace, (d'après Blackner), pp. 437-438. — Voir encore, pour une description de la technique locale, J. Blackner, Hist. of Nottingham, pp. 213 sqq.

5. La fusion des fonctions de commerçant et de manufacturier est moins complète ici qu'ailleurs. Voir Report on the framework knitters' pétition, 1812, Min. of ev., p. 44 : ... There are four descriptions of persons concerned in the stocking making business ; flrst the merchant, vvho buys from the hosier and sells to the shopkeepers; the next is the hosier : he is the person who employs the workmen and flnd the material, etc. — Cf. Felkin, Hosiery and Lace, p. 552 : Forty years ago, the machinery of the bobbin net trade was to a large extent in the hands of more than 1 000 small owners, chiefly handicraftsmen, most of whom were unused to business ... Thèse employed some hundreds of agents in the disposai of the produce of their machines. Many of thèse were not much in advance of their employers; they carried their goods in large packs daily for sale at the warehouses, and in the main were paid weekiy.

6. Report ... on ... Framework Knitters' pétition, 1812; Min. of ev., pp. 30, 44.

7. Report ... on ... Framework Knitters' Pétitions, 1812, Min. of ev„ pp. 31-32.

livrées*. Ils le volent, si le travail leur paraît mal fait, en refusant de donner l'argent, mais en gardant la marchandise. Les bonnetiers du Nottinghamshire subissent encore une autre forme d'exploitation, qu'ignorent les tisseurs du Lancashire et du Gloucestershire : ils ne sont pas les propriétaires de leurs métiers. Les knitting-frames, trop coûteux pour la bourse d'un artisan, sont considérés dans la région comme un des placements les plus avantageux que puisse faire un capitaliste : en neuf ans on peut se rembourser du prix d'achat. Souvent ce sont des rentiers de la région, totalement étrangers à la bonneterie, qui consacrent à l'achat de métiers les sommes de cent, cinq cents, mille livres sterling : les deux cinquièmes des métiers, vers 1810, seraient ainsi placés -. Généralement les hosiers eux-mêmes les possèdent et retiennent à chaque ouvrier bonnetier, à la fin de la semaine, sur le prix de son travail, la valeur locative du métier, le frame-renP , Le salaire des ouvriers bonnetiers, ainsi pressurés de toutes les manières, a baissé depuis vingt-cinq ans. Il était, en moyenne, voisin de 13 s. par semaine au commencement de la guerre. En 1811, alors que le prix des denrées alimentaires a monté dans d'énormes proportions, il tombe presque à 12 s*.

Quand le hosier est propriétaire des métiers sur lesquels travaillent les artisans, son exploitation ressemble déjà à une sorte de fabrique dispersée, où tout lui appartient, la matière première et l'instrument de travail. Il arrive en outre qu'un artisan loue plusieurs métiers à la fois, et fasse travailler sur ces métiers plusieurs ouvriers, rassemblés sous sa surveillance dans un seul atelier : qu'est-ce que ce shop of frames, ce shop of machines, suivant les locutions courantes à Nottingham, sinon une fabrique à l'état naissant^? Mais à l'état naissant seulement : il s'en faut de beaucoup d'années qu'il s'établisse ici de

1. Report ... on ... Framework Knitters' Pétitions, p. 15. — Felkin, Hostery and Lace, p. 170-171.

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