‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 155 sur 387 · Felkin, Hosicry and Lace, p · texte numérisé non relu

Felkin, Hosicry and Lace, p

3. Report ... on ... Framework Knitters' Pétitions, 1812, p. 6 : Minutes of évidence, p. 16.

4. Report ... on... Framework Knitters" Pétitions, 1812, pp. 59-61 : nov. 1792, 12 s. 7 d. — 7 infti 1796 : 12 s. 7 1/2 d. — nov. 1811 : 13 s. 3 1/4 d. (d'où il faut défalquor un framc-rent d'un shilling). Dans l'intervalle l'industrie de la bonneterie a traversé, vers 1808, une phase de prospérité extraordinaire : les salaires hebdomadaires ont atteint 18 s., 21 s. {Report ... pp. 23-30). Ils seraient ensuite, vers 1810, tombés aussi bas que 7 s. (Felkin, Hosiery and Lace, pp. 230-231). Nous négligeons ce mouvement anormal de hausse et de baisse excessives.

5. First Report of Commissioners ... as to employment of children in factories, 1833, North Easlern District, p. 34 : Thcre are only four or flve factories, properly so called, in Nottinghain, where twist machines are worked; when assembled in swall numbcrs, as ten or twelve, or lower, the tcrm uscd is a shop of machines, as in the hosiery Iradc a shn[) nf frames.

ii86 LA SOCIETE ECONOMIQUE.

grandes fabriques où la force est fournie par une machine automatique. La bobbin-net machine que Heathcoat a inventée en 1809 pour la fabrication de la dentelle, n'est pas non plus une machine au sens précis que nous avons proposé de donner au mot; c'est un métier, sur lequel s'exerce la force d'un ouvrier. En 1816 seulement, quand ses métiers à fabriquer la dentelle auront été détruits par les artisans, Heathcoat, ayant émigré à Tiverton dans le Somersetshire, inventera un procédé permettant de mettre en marche Son métier au moyen de l'eau et de la vapeur, et fondera là-bas une véritable fabrique de dentelles*. Voici donc encore une industrie qui ne connaît ni les usines, ni les machines, et dans laquelle cependant le sort des travailleurs ressemble de très près à celui des ouvriers de fabriques. Le Nottinghamshire est, aux approches de 1815, le foyer de l'agitation prolétarienne. Les artisans bonnetiers protestent contre la concurrence à outrance que se font les hosiers, contre la mauvaise qualité de la matière première, contre le bas prix du travail, contre la surproduction. Ils se plaignent à la fois — assez illogiques en ceci — que le nombre des métiers soit trop grand, et le prix de location de ces métiers trop élevé. Une vaste organisation insurrectionnelle se forme en 1811 : pendant deux ans les Luddiîes, comme on appelle les ouvriers révoltés, brisent les métiers par centaines, pillent des maisons, commettent des attentats contre les personnes. L'agitation déborde sur les régions voisines, jette la panique dans l'Angleterre tout entière. Cobbett a glorifié le radicalisme de Nottingham, Byron a chanté les Lucidités.

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