Britain independent of Commerce, Ist éd
2. Commerce Dcfended : An Answer to the Arguments by which Mr. Spence, Mr. Cobbett, and others, hâve attcmpted to prove that Commerce is not a Source of National Wealth : Ist éd. 1807; 2d éd. 1808.
tous les ports du Continent, Tobjet d'un agiotage effréné, va toujours croissant : de 1 600 en 1806, il passe à plus de 18 000 en 1810 ^ Mais le système est loin de donner encore satisfaction aux commerçants et aux industriels.
Le navire muni de la licence est généralement un navire neutre, qui a pour propriétaire un étranger, et que monte un équipage d'étrangers. D'où les plaintes que font entendre, en Angleterre, les constructeurs et les propriétaires de navires. On sacrifie aux intérêts du commerce les intérêts de la marine marchande. On encourage les puissances baltiques, clientes volontaires ou involontaires de Napoléon, à se créer des flottes, à former des marins. De 1806 à 1809, la construction des navires, en Angleterre, baisse de plus de moitié-. Pendant ce temps, le nombre des vaisseaux étrangers dans les ports du Royaume-Uni va croissant par rapport au nombre des vaisseaux anglaise La proportion est en 1810 de 131,27 p. 100. Les marchands eux-mêmes se plaignent. Ils reprochent au système des licences de favoriser le port de Londres au détriment des autres ports : les marchands de Londres sont à proximité des ministères, et de la sorte mieux placés pour les obtenir à leur gré. Ils reprochent encore au système de développer outre mesure linfluence du pouvoir exécutif : le Cabinet refusera-t-il une licence au commerçant qui est membre influent du Parlement ou électeur influent dans un bourg? Quand même tout se passerait sans abus, le Board of Trade, assume, à les en croire, une tâche qui excède ses forces quand il prétend s'ériger en providence du monde économique, et savoir, mieux que les intéressés, quelles marchandises le pays demande, à quel moment, et en quelles quantités : n'est-ce pas aux erreurs de jugement du Board of Trade qu'il faut attribuer peutêtre les désordres que l'on observe dans la distribution des produits, les crises répétées, les perpétuels engorgements du marché? L'hostilité au licensing trade fortifie, chez les industriels et les négociants, leur défiance à l'égard de toute ingérence gouvernementale dans l'organisation économique de la nation. La querelle du gouvernement anglais avec les États-Unis d'Amérique sert, en 1812, d'occasion au combat suprême.
Les intérêts économiques des États-Unis se sont trouvés compromis
i. H.of C, :i mars 1812; discours de Brougham (Pari. Dcb., vol. XXI, p. 1105). Sur le système des licences, voir tout le discours de Brougharn, plus une utile rectiflcalion de Ro8e(i6irf., p. 1118). Voir aussi le discours de William Herbert (//.»/ C, 1» avril 1812; Pari. Deb., vol. XXII, pp. 410 sqq.), et le discours d'A. Baring (H. of C, 17 août 1812; ibid., pp. 42."» sqq.).
2. //. of C, .'} mars 1812 : discours de Brougham( Pari. Deb., vol. XXI, pp. 1100).