Hamilton, Inquiry, 2" éd., 1814, pp
dispose temporairement : il faut seulement qu'il y ait toujours assez d'argent disponible pour payer les créanciers et les fonctionnaires de l'État.
En 1694, la fondation de la Banque d'Angleterre avait été une innovation audacieuse. Des protestations innombrables s'étaient élevées. La Banque avait été considérée tantôt comme incompatible avec les conditions d'existence d'une société économique bien constituée, tantôt comme périlleuse pour les libertés du sujet et pour la monarchie elle-même. Maintenant il y a prescription. La Banque d'Angleterre, comme la dynastie de Hanovre, est une institution légitime. Contemporaine du régime politique auquel l'Angleterre est attachée, elle jouit du même prestige que ce régime. « La stabilité de la Banque d'Angleterre, écrit Adam Smith, est aussi grande que celle du gouvernement britannique... Elle agit non pas à la manière d'une banque ordinaire, mais à la manière d'une grande machine d'État, as a great engine of Siaie'. » De la part d'un adversaire déterminé de toute espèce de gouvernementalisme en matière économique, le panégyrique étonne. Il justifie l'ironie de Gobbett. « Il y a des gens pour croire que les billets ont toujours fait partie de la monnaie courante en Angleterre. Ils semblent regarder la Banque d'Angleterre comme jouissant d'une antiquité égale à celle de l'Église d'Angleterre : ils éprouvent un même sentiment de vénération à l'égard de l'une et de l'autre^. »
Telles sont les institutions qui devraient, si
^ elles fonctionnaient normal