Iviint'y, Hist. of Ihe KwjUsh liaptists, vol. IV, p
3. Gn!j<ory, A ... Mcmnir of ... Robert Hall, 1833, p. KK). — 11 prononce eacore en 1805 une Hérie (h\ discours patriotiques (Stoughtou, licUgion in England ..., vol. I, p. 11-12).
4. J. VV'addinjçton, Congrcgalional Ilislory, tSOO-ÎNù<), pp. 130 s<\i\.
5. A Calm Address to our American Colonies, 1775 {IVorks, vol. Xi, pp. 70 sqq.). — Some
au roi et au gouvernement ». « Nul d'entre nous, déclare la neuvième règle, ne devra, soit par écrit, soit en paroles, parler du gouvernement sur un ton de légèreté ou d'irrévérence... Les Oracles Divins nous ordonnent la soumission aux puissances supérieures : ils nous prescrivent tout ensemble de craindre Dieu et de rendre honneur aux rois K » Voilà pourquoi, malgré les calomnies des écrivains et des orateurs gouvernementaux, l'impopularité des idées jacobines ne nuit en aucune manière à la propagande méthodiste. Le nouveau nonconformisme, évangélique et piétiste, gagne du terrain chaque année.
Il gagne du terrain dans les villes, dans les
, , , , régions industrielles, dans les campagnes. Il
NONCONFORMISME. ^ . , , . , ,,
LA LOI DE 1812 "^® prosélytes jusque dans 1 armée, au
grand émoi des officiers^. Lord Harrowby, parlant à la Chambre des Lords en 1810, prévoit le jour où les nonconformistes seront en majorité dans la nation^. Jusqu'à quel point les faits justifient cette prophétie, c'est ce que nul document précis ne nous permet de vérifier. Ni au recensement de 1801, ni au recensement de 1811, on ne dresse une statistique des dénominations religieuses. En 1811, les dissidents estiment eux-mêmes qu'ils sont 2 000 000 seulement sur une population de 10 000 000 d'habitants \ Mais, d'après une enquête officielle qui date de la même année, le nombre des chapelles nonconformistes l'emporte considérablement,
Observations on Liberty, occasioned by a late Tract, 1776 (Works, vol. XI, pp. 86 sqq.), en réponse à la brochure de Priée, Some Observations on the Nature of Public Liberty, etc. — Cf. Journal, 27 nov. 1775 : reproduction d'une lettre ouverte adressée par Wesley à l'Evening Post.
\. Minutes, vol. I, p. 260. — Cf. Strictures on Methodism, by a careful observer, 1804, p. 115 : Their loyal principles, which make an essential part of their religions dogmas, render them loving and obedient subjects. ... To the passive obédience of the Quakers in principle and in practice, the Methodists as a body join active obédience, without the smallest scruple or reluctance. Hence several of them are found in the army and navy; and not a few fiUing civil offices under government. — Cet esprit loyaliste se communique aux autres sectes méthodistes. Voir chez John Petty, Hist. of the Primitive Mcthodist Connexion, new éd. 1864, p. 21, le récit d'un camp meeting tenu en 1807: Many preachers were now upon the ground ... One ... who had been in the field of war ... shewed the happiness of this land, and the gratitude we owed to God for being far from the seat of war. Another, who had seen the horrors of rébellion lately in Ireland, persuaded us to turn to righteousness, because we were exempt from such calamities.
2. Wellington to lieutenant-general Calvert, 6 fév. 1811 (Dispatches, vol. VII, p. 239); Wellington to lord Eldon, 13 nov. 1820 (Twiss, Life of lord Eldon, vol. II, pp. 408-409).
3. H. of L., 18 juin 1810 (Pari. Deb., vol. XVII, p. 762). — Cf. Zeal without Innovation, 1808, pp. 16-17.
4. « At least two millions » : résolutions adoptées à un meeting de dissidents, 15 mai 1811 (Political Register, 22 mai 1811; vol. XIX, p. 1264). — En 1797, le baptiste Robinson estimait que les trois vieilles dénominations constituaient, à elles seules, le cinquième de la nation (.4 Plan of Lectures, p. 48).
dans les paroisses de plus de raille habitants, sur le nombre des églises anglicanes : elles sont 3 438 contre 2 533*. D'où il est permis d'induire que, si les Anglais inscrits à l'Église d'État sont encore la grande majorité de la nation, déjà les nonconformistes tendent à égaler, peutêtre à dépasser en nombre les anglicans pratiquants.
Il est inévitable que les classes dirigeantes assistent avec déplaisir au spectacle de cette marée montante ^ : les squires n'aiment pas ces prédicateurs faméliques et mal vêtus, les parsons sont irrités de voir ces fanatiques troubler la quiétude de leurs paroisses. Les libéraux, les écrivains du parti démocratique attaquent, de leur côté, le nouveau Dissent avec une violence au moins égale ; ce regain inattendu d'irrationalisme et de mysticisrae les exaspère. Tel Sydney Simth, le clergyman excentrique de la « Revue d'Edimbourg^ ». Tel Cobbett, dans son Register''. Tel Leigh Hunt, dans son Examiner, le plus enragé diffamateur de l'évangélisme populaire". Mais les chefs du parti whig sont tenus à plus de prudence ; car les dissidents sont l'appoint dont ils ont besoin pour obtenir la majorité dans les bourgs. Les tories d'autre part — phénomène nouveau — usent de ménagements à l'égard du nonconformisme évangélique : ils se rendent compte que, depuis l'apparition du méthodisme, le Dissent est moins étroitement que jadis inféodé au parti whig. Les whigs sont maintenant le parti de l'émancipation catholique; et, aux élections générales de 1807, le parti de la Cour a fait appel, non sans succès, aux passions anti-papistes des dissidents. Une série de mesures administratives ou judiciaires, prises au cours des dix premières années du siècle, témoignent de la tolérance plus grande dont les dirigeants font preuve à l'égard des nonconformistes.
En 1802, le duc d'York, en sa qualité de Commandant en chef, établit, par des instructions précises, la complète liberté des cultes dans l'armée '. En 1809, les dissidents obtiennent du gouvernement
1. Abstract ofthe total Number of Parishes in each Diocèse of England and Wales, corhaining a Population of i 000 Persans and upwards; the Number of Churches and Chapels therein ... and the Number of Dissenling Places of [Vorship therein, 20 mai 1812.
2. Voir Crccvey Papers, VI iiov. 1809 : G. Wnrreii the iawyor dines with us ... He predicts the présent reign will end quietly from the populnrity of the king, but that vvhen it ends, the prodigncy and unpopularity of ail the Princes, with the situation of the country as to (Inancial difflculties, and the ra|)idly and widely extended growth of .Methodisrn, will producfj a storm (vol. I, p. 113).
3. Ed. Rev., janv. 180G, no XXII, art. V. Ingram on Methodisrn (vol. VI, pp. 341 sqq.). — Avril 180», no XXVII, art. III. Styles on Melhodists and Missions (vol. XIV, pp. 10 sqq.).
4. Voir nolaninicril Pnlitical Register, 22 mai 1811, 2\) mai 1811. — Et un peu plus tard, Bural Rides, 14 nov. 1821.
5. Voir noUirnment An Attempt to show the folly and danger of Melhodism ... by the editor of the Examiner [F^eigh llunl], <809. — Voir encore deux article» parus dans VBxaminer, 22 cet., 5 nov. 1815.
0. Bogue and Bennett, llist. of the Dissenlns. vol. IV, p. 200.
qn'il casse une loi votée à la Jamaïque, réservant aux ministres anglicans le droit d'évangéliser les esclaves*. La même année, les tribunaux autorisent l'ensevelissement des dissidents dans les Churchyards, et leur accordent, comme aux anglicans, la dispense de payer le droit de péage sur les routes, quand ils vont le dimanche à leurs chapelles^. C'est encore pour faire droit aux plaintes des nonconformistes qu'on enlève en 1812 aux Cours ecclésiastiques inférieures le pouvoir de prononcer des peines d'excommunication^. Enfin, la même année, les nonconformistes remportent, après de longs mois de bataille, la plus éclatante de leurs victoires.
Il avait été admis, pendant tout le xviii" siècle, que quiconque prenait une licence de prédicateur était dispensé de servir dans la milice; tant que le vieux Dissent conservait son organisation traditionnelle, la chose ne soulevait pas de difficultés. Mais voici qu'avec le système des « prédicateurs ambulants » et des « prédicateurs locaux », inauguré par le méthodisme, imité par les autres sectes, il suffit au premier ouvrier, au premier paysan venu, sans offrir la moindre garantie de culture ou même de moralité, de se déclarer résolu à prêcher l'Évangile pour échapper à l'obligation du service militaire : il y a là un désordre manifeste. Dès 1800, au moment où il prohibe les associations politiques et les coalitions ouvrières, le Gouvernement songe à leréprimer. Ne voulant pas multiplier inutilement le nombre de ses ennemis, il ne réalise pas pour l'instant ses intentions, laisse provisoirement la question en suspens. Cependant les nonconformistes se sentent menacés. Nous voyons, en 1803, les Wesleyens organiser, sur le modèle du vieux. « Comité des Trois Dénominations », un Commitîee of Privilèges pour défendre leurs intérêts devant le Parlement et les tribunaux*. Nous voyons, en même temps, la « Conférence » s'efforcer e prévenir l'intervention de l'État en régularisant elle-mêma le statut légal de ses prédicateurs; elle interdit, sous peine d'exclusion, aux membres des sociétés locales de demander une licence aux autorités
1. Evangelical Magazine, vol. XVII (1809), pp. 37, 262, 296. — Ivimey, Hisi. of tlie English Baptists, vol. IV, pp. 85-87.