‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 229 sur 387 · Geo. III, c · texte numérisé non relu

Geo. III, c

0. D'abord par Sir William Scott, puis par Perceval, puis par Porteus. H. of C, 1" déc, 2 déc. 1803; H. of L., 12 déc. 1803; H. of C, 30 avril, 6 mai, 21 mai, 30 mai, 4 juillet 1805; H. of C, 14 avril, 25 avril 1806; //. of C, 9 février, 10 février, 12 avril, 13 avril, 10 mai, 8 juin, 14 juin 1808; H. of L., 21, 22, 27, 28 juin 1808 {Pari. Deb., vol. I,

avorter. Le bill propose que, lorsque la valeur annuelle d'un bénéfice excédera 400 1. le diocésain puisse attribuer au curate la cinquième partie de cette valeur, jusqu'à concurrence de 200 1. ou 250 1. par an. i< Mesure égalitaire et jacobine, protestent les adversaires du bill; chaque rector, chaque vicar a droit à la pleine valeur de son bénéfice ; l'État ne saurait en prélever une part pour l'attribuer au curate sans violer Je droit de propriété du patron laïque ou du bénéficiera » Objections que l'on est habitué à rencontrer dans la bouche des adversaires de toutes les réformes ; mais cette fois ce sont les orateurs du parti whig qui y recourent.

Ils soupçonnent, derrière le projet de loi, la présence active du parti évangélique ; et c'est une première raison pour qu'ils s'en défient. Car ils n'aiment pas le parti de la « Basse Église », sous le nouvel aspect qu'il vient de prendre, aussi différent du vieux parti," latitudinaire et étroitement inféodé au parti whig, que le nouveau Dissent, imbibé de méthodisme, est différent du vieux Dissent rationaliste ^. Mais il y a plus : ils constatent que, pour obtenir le vote du bill, les Évangéliques se sont coalisés avec les hommes de la « Haute Église ». Les « Saints » auraient voulu une législation plus rigoureuse, imposant aux vicars l'obligation absolue d'abandonner à leurs curâtes une portion fixe de leurs revenus. Faute de mieux ^, ils se sont contentés d'un projet qui livre le sort des curâtes à la discrétion des dio. césains. A ce prix, ils ont obtenu l'adhésion de la « Haute Église » et des évoques : l'archevêque de Ganterbury se réjouit ouvertement de voir le nouveau bill restituer aux évoques un pouvoir qu'ils avaient exercé aux premiers temps de la constitution de l'Église, et perdu seulement après la Réforme *, Peut-on s'étonner après cela de l'hostilité manifestée-par les whigs à l'égard d'une loi qui renoue la tradition des siècles catholiques, restreint le patronage des laïques au bénéfice de la hiérarchie ecclésiastique, porte atteinte au principe de l'érastianisme et renforce le principe clérical dans l'Église anglicane? Le

PI». 1577, 1578, 17G0; voL IV, pp. 5IU. 011; vol. V, pp. 41. 152, 7:t7: vol. VI, pp. 741, 922; vol. X, pp. 407, 413; vol. XI, pp. 54, 61, 141, 8:W, STC. 'i.iN. ''7 i, lusc. I(li)3). — Cf. Hod/ÇHOn, Life of Porteus, p. 243.

1. Kn dehors dos débats du Parlcmenl, on so fera une idoo des critiques adressées par l'Opposition a In nouvelle législation ecclésiastique, en lisant les articles de VEdinbun/li fteview, avril 1803, no. XXII : Slurges on the Résidence of thc Clergy (vol. II, pp. 202 s(|q.); janv. 1805, no. X. Observations on Dr. Sturges's Pamphlet respecling the Non-residence of the Clergy (vol. V, pp. 301 sqq.).

2. Voir en particulier les discours de Crecvey et de Windham, H. of C, 8 juin 1808 (Pari. Deb., vol. XI, pp. 833-834, 839). — Cf. Life of Wilbcrforce, vol. III, pp. 364 sqq.

3. Voir les réserves fait<!s par William Smith et Wilberforce (môme séance, ibid., pp. 835-836, 837-«38).

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