Macpherson, Ann. of Comm., vol. IV, p
4. Account of the number of vessels, luith ... Ihe number of men and boys .... which belonged to the several parts of the British Empire, on ihe 30th of September in the years 1812, 1813, 181U. Chiffres pour 1812 : 165 030.
5. En temps de paix, la « presse » est soumise à certaines restrictions. Dans la Cité, la signature des magistrats civils est nécessaire. Pour réquisitionner un pêcheur, il faut le consentement formel de deux Juges de Paix. Les baleiniers du Nord de l'Ecosse sont exempts au cours de leur voyage d'aller. Sont de môme exempts les passeurs de bacs (Adolphus, British Empire, vol. II, pp. 223 sqq. ; Brenton, Naval History, vol. I, pp. 50 sqq.). — Mais, en temps de guerre, une loi est généralement votée pour suspendre ces exceptions. Guerre d'Amérique : 19 Geo. III, c. 75. Guerre avec la France républicaine : 38 Geo. III, c. 46.
que par suite elle rentre, d'une manière indirecte, dans le droit écrit ou « statutaire* ». Mais c'est en vain qu'on a essayé de recourir à des méthodes plus régulières. Guillaume III, imitant Golbert, a voulu introduire une sorte d' « inscription maritime ». Trente mille marins, inscrits sur un registre d'Etat, devaient se tenir en tout temps prêts à servir, moyennant certains avantages : une légère pension annuelle, une part plus grande des prises, plus de chance de devenir officiers, et, dans la maladie, l'invalidité ou la vieillesse, l'assistance garantie à eux et à leurs familles. L'Opposition a protesté, représenté les inscrits comme soumis par le fait de^ leur inscription à une sorte de servitude légale, obtenu l'abrogation de la loi ^ A l'ordre bureaucratique, institué momentanément par Guillaume III, les whigs du xviii'' siècle préfèrent, comme plus conforme à l'esprit d'une constitution libre, la méthode arbitraire de la « presse ».
Le procédé une fois admis, il est deux manières de l'appliquer. Ou bien les agents de la « presse » se préoccuperont de rafler sur les côtes anglaises les hommes qu'ils considèrent comme le mieux faits pour devenir de bons marins : alors leur tyrannie paraîtra particulièrement odieuse, puisqu'elle choisira, pour les arracher à leurs foyers, les hommes les plus intelligents et les meilleurs en même temps que les plus robustes. De là tant de scènes déchirantes, quand un marin, revenu d'un voyage au long cours, est saisi sur le seuil de la maison paternelle, et enlevé de nouveau, pour ne jamais peut-être revoir le village natal. De là tant de bagarres sanglantes le long des côtes, (juand \es press-gangs font leur besogne. De là tant de vrais combats langages par les baleiniers du Nord, à coups de fusil, contre les barques de l'Amirauté, quand celles-ci essaient d'aller les prendre à bord de leurs bateaux de pêche. Ou bien, appliquant une autre méthode, et cherchant à rendre le procédé plus acceptable, on demandera soit aux capitaines au long cours, soit aux autorités locales, de s'entendre à l'amiable avec les agents de la presse pour la désignation de ceux qui seront pris pour le service de l'État. En 1795, on met, dans tous les ports de la Grande-Bretagne, l'embargo sur tous les bateaux anglais, et on enjoint aux propriétaires, proportionnellement au nombre d'hommes qu(; chacun emploie, de fournir un total de 19 867 hommes : c'est la presse, avec cette différence qu'on laisse les armateurs et les capitaines de la marine marchande libres d'éliminer sur les vaisseaux de l'État les plus mauvais éléments de leurs équipages. On invite, en môme temps, dans les villes, les .Tuges do Paix et autres magistrats à