‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 261 sur 387 · Saadby, Hist. of the Royal Academy, vol. I, p · texte numérisé non relu

Saadby, Hist. of the Royal Academy, vol. I, p

pagnes retentissantes contre un corps qu'ils jugent néfaste pour le libre développement du génie. Si les sociétés qui se querellaient avant la fondation de l'Académie Royale, la « Société des Artistes », la « Société libre des Artistes », ont disparu avant la fin du xviii" siècle, d'autres groupements se sont formés, indépendants de l'Académie, bien qu'ils ne lui fassent pas une concurrence directe *. .Jusqu'en 1798, lorsqu'il s'agissait de désigner un artiste pour l'érection d'un monument public, on s'en remettait au jugement de la corporation d'État; mais la partialité des Académiciens, leur tendance à fausser les concours et à accaparer les commandes, provoquait des plaintes. En 1798, la Chambre des Communes a, constitué une « Commission du Goût », composée d'amateurs, recrutée en partie dans le Parlement, à laquelle ces fonctions ont été dorénavant transférées -.

Enfin, l'opinion s'étant convaincue, vers le début du siècle, que les autorités publiques ne faisaient pas encore assez pour encourager les arts, on n'a pas adressé un nouvel appel à l'Académie Royale, on n'a pas réclamé un nouveau corps d'État. Un certain nombre de membres de l'aristocratie dirigeante, assistés par quelques riches banquiers, ont fondé par souscription une société libre. L' « Institution Britannique pour le développement des beaux-arts », établie en 1805, distribue des récompenses, possède une galerie permanente de tableaux, oppose son salon, ou, plus exactement, ses deux salons annuels, au salon de l'Académie '. Elle se défend de toute intention de résistance systématique à l'esprit qui anime l'institution officielle. Il n'en est pas moins vrai que les circonstances de sa fondation, le succès qu'elle a obtenu, sont caractéristiques des mœurs anglaises. L'Angleterre est un pays où le pouvoir monarchique est débordé par l'influence de l'aristocratie.

1. Society of Pointers in IVater Colours, ISO.'i; The Associated Arlists in Water Colours, 1808; Society of Engravcrs, under Ihe patronage of H. R. H. thc Prince of IVales, 180.3.

2. Princo Iloare, Epochs of the Arts, 1813, pp. 229-233. La commission fut fçéiiéralcmonl désignée sous ii; nom de Committee of Taste; mais la désignation oHlcielle était (Commission for the érection of Public Monuments. — On constitua, par la suite, une commission additionnelle, pour choisir la situation des monuments dans les cathédrales, et, dans celte commission, on adjoignit aux membres du Committee of Taste six membres de l'Académie Royale (ibid., pp. 2r)8-2.'59). — Cf. Barry, A Letler to thc Diletlanti Society, 1797.

3. Taylor, Fine Arts in England, pp. 214 sfjcj. — Galt, Life of West, vol. II, pp. 179 sqq. — La pnMiiière exposition de la liritish Institution est un « salon • (|ui présente les mêmes caractères que le salon de la Hoyal Academy. La seconde est une exposition

liéciale, chaque année conçue sur un plan différent. En 1813, exposition des œuvres • II! Heynolds; en 1814, exposition des œuvres de Ilogarth, Wilsou, (Jainsborough, ZiifTany; en ISIT), exposition de tableaux des maîtres llamnnds cl hollandais; en I8I(». exposition de tableaux des maîtres italiens et espagnols.

MISTOinE nu FBOPLE ANGLAIS.

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