Life of Collingwood, vol. I, pp
6. Le condamné avait été recommandé par le conseil de guerre à la clémence du pouvoir exécutif : mais on décida de passer outre (Brenton, Avouai History, vol. IV, p. 15).
Ces efforts pour se concilier ropinion des équipages ont-ils été couronnés de succès? Oui sans doute, dans une certaine mesure, puisqu'il ne se produit plus, à partir de 1801, de révoltes générales sur les escadres anglaises. Pourtant l'esprit reste mauvais. L'amiral Patten accuse en 1810 les marins de « considérer la mutinerie et la désertion comme des privilèges de leur ordre », il se plaint que les officiers subalternes, hommes « de moralité inférieure et douteuse », « encouragent la mutinerie, favorisent la désertion, conspirent parfois avec les hommes pour s'insurger avec eux et passer à l'ennemi ^ ». La communauté de langue donne aux déserteurs anglais des facilités spéciales pour se faire naturaliser citoyens des États-Unis : d'où une série de représentations diplomatiques, qui ont fini par dégénérer en une guerre anglo-américaine. Jamais les critiques que l'on adresse au mode de recrutement des équipages n'ont été aussi vives que dans le cours des années qui précèdent immédiatement 1815^.
Si le recrutement des équipages et, par une
' ' ^ ' conséquence naturelle, leur discipline, laissent