‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 297 sur 387 · Colquhoun, Trealise on Indigence, p · texte numérisé non relu

Colquhoun, Trealise on Indigence, p

3. Archibald Constable, vol. I, p. 293 : A. Murray à A. Constable, 29 déc. 1810.

4. Digest of Parochial Belurns, 1819, vol. III, pp. 'ini, '1275. l" Angleterre et pays de Galles. Population totale : 10 i:).").328 hal). ; population scolaire : 674 883 enfants. — 2" Ecosse, Population totale : 1 88") 688 hal).; population scolaire : 176 325 enfants.

.5. H. of C, 24 avril 1807 : discours de Mr. Davies Giddy : that in a part of England that he lived in (Cornwall) éducation was pretty ^enerally difTused, at least so much of it. that almost every person there liad learned reading, writing, and something of arithmetic (Pari. Deb., vol. IX, p. .'543). — Pourtant la statistique de 1819 ne donne pas pour les Cornouailles une population scolaire proportionnellement supérieure à ce qu'elle est pour l'Angleterre tout entière; elle donne au contraire pour le comtt'î voisin, le Devonshire, sur une population de 383 308 hah., une population scolaire de 30 633 : le rapport est de 1/12.

6. Derbyshire : 1/12. Lincolnshire : 1/11. Nottinghamshiro : 1/11 : Hutlandshire : 1/9.

7. Northumberland : 1/10. Durhnm : 1/9. Cuniberland : 1/9, Westmoreland : 1/9. — H. of C, 24 avril 1807, discours de Whitbread : Westmoreland, the besl educated counly in England (Pari. Deb., vol. IX, p. 550). — Voir encore sur les écoles dans le» comtés du Nord, Tuke, North Riding, 1800, pp. 317-318.

Puis la naissance de cet industrialisme lui-même a eu pour effet immédiat, en condamnant les entants au travail, d'abaisser le niveau de la culture populaire : le nombre des illettrés n'est nulle part si grand que dans le Middlesex et le Lancashire S c'est-à-dire dans les deux grands centres de la civilisation économique du royaume. Mais les philanthropes interviennent alors : les évangéliques, les Dissidents, commencent les premiers à réagir contre ce désordre en créant de nouvelles institutions. Le succès de leur propagande auprès des clases dirigeantes est si grand qu'il ne se trouverait plus personne en 1815 pour oser dire au Parlement, comme aux temps de la réaction anti-jacobine, que travailler à l'éducation du peuple, c'est faire œuvre d'anarchiste et de révolutionnaire; la question qui se pose entre les partis est de savoir lequel, en fondant le plus grand nombre d'écoles libres, exercera la plus forte influence sur l'âme populaire. Sur les effets de cette émulation, les statistiques publiées en 1819 ne nous permettent pas sans doute de porter un jugement décisif. Elles nous disent seulement quelle est, à cette date, en Angleterre, la population scolaire; elles ne nous disent pas si cette population est décroissante, stationnaire, ou croissante. Remarquons cependant que, sur les 650 000 enfants anglais qui fréquentent les écoles, près de 150 000 fréquentent les établissements, fondés postérieurement à 1803, où l'on applique les méthodes de Bell et de Lancaster. Il faut en conclure que le nombre des illetti'és, s'il est encore très grand, n'en est pas moins en voie de diminution très rapide^.

Si les Anglais sont disposés à admettre la ENSEIGNEMENT supériorité du système écossais en matière

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