‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 30 sur 387 · Gollingwood, Life, vol. I, pp. 100, 120; vol. II, p · texte numérisé non relu

Gollingwood, Life, vol. I, pp. 100, 120; vol. II, p

3. Campbell, Lives of the Chancellors, vol. VI, p. 377; Journal of lady Holland, vol. II, p. 259. — C'est faute d'argent que Thomas Erskine s'était résigné à se faire marin (Campbell, ibid., p. 373) : ... « My second objection is, that I would be obliged to keep Company vvith a most abandoned set of people that would corrupt my morals; whereas in the army, though they be bad enough, yet I should hâve the advantage of choosing my Company where I pleased, without being constrained to amy particular set. » Mais, pour être soldat, il faudrait acheter un grade : il se fera marin... — Sur les difficultés d'existence que les aspirants doivent surmonter, avec une solde médiocre, payée tous les six mois seulement, voir A Letter ... on the ... condition ofofficers in the royal navy ... By a Post Captain, 1811, pp. 8-10. — Ce petit ouvrage est donné par l'auteur comme faisant suite à l'ouvrage de l'amiral Patten, publié l'année précédente, où il était traité de la condition des équipages.

rivages, puissances alliées, puissances hostiles, puissances neutres, pis encore, puissances qui, suivant les vicissitudes des guerres et des révolutions, deviennent tour à tour, entre deux croisières, amies et ennemies. Quelquefois le gouvernement donne formellement à Tamiral les pouvoirs d'un ministre plénipotentiaire; toujours il lui faut, en quelque mesure, jouer le rôle d'un diplomate. Lord Gollingwood, qui commande dans la Méditerranée, ne doit pas seulement bloquer le port de Toulon, protéger les côtes de Sicile. Il faut encore qu'il négocie avec le Sultan du Maroc, le Dey d'Alger, le Bey de Tunis, qu'il soit auprès d'eux, sous sa propre responsabilité, le représentant tout à la l'ois de sa flotte, de la Cour de Saint-James et de la Cour de Palerme. Il faut, tant que l'Espagne reste ennemie, qu'il sache la ménager, tout en la combattant, dans l'espoir de la voir, tôt ou tard, se détacher de ralliance française; il faut qu'il décide, sans avoir le temps de prendre des ordres à Londres, quelle sera, vis-à-vis de la Porte, l'attitude de l'escadre de la Méditerranée, et tantôt négocier amicalement avec le Sultan, tantôt envoyer des vaisseaux pour le bombarder*. Sir James Saumarez, commandant d'une flotte dans la Baltique, s'attire la reconnaissance de son pays non pas seulement par le nombre de convois ennemis qu'il a su intercepter, mais par l'art avec lequel, une fois la Suède entrée à son tour dans le système napoléonien, il à su se maintenir dans une mer où l'Angleterre n'avait plus un ami, entretenir avec la Suède des relations correctes, se ravitailler encore dans ses ports, et préparer, par sa diplomatie, la défection de Bernadotte'.

Tant de peines mériteiiL leur salaire. L'amiral de la flotte peut recevoir 1800 1. par an; un amiral, 1260 1.; un vice-amiral, 880 1,; un contre-amiral, 630 1.. L'amiral ou le vice-amiral, s'il commande en chef, reçoit encore 20 s. par jour de frais de table '^. Mais, pour donner une idée exacte des revenus réels que touche un commandant d'escadre iiiiglaisc, il faut, à ces rémunérations fixes, ajouter un casuel énorme, h; butin fait sur' l'ennemi, vaisseaux de guerre ou de commerce. A l'équipage du navire qui a opéré la capture, deux huitièmes de la prise; aux midshipmen, aux mates, et à tous les officiers subalternes deux huitièmes encore; un huitième aux lieutenants et aux masters. Restent trois huitièmes pour le iMpilaine : mais l'amiral prélève un huitième, si le vaisseau fait partie d une escadre*. Ce sont

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