‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 31 sur 387 · Mfthan, Types, pp · texte numérisé non relu

Mfthan, Types, pp

2. Adolpliu.H, BrilisU Empire, vol. II, pp. 228-220, donm; la paie i|uolidioiiiu'. J'ai obtenu l(!rf chilTros ci-d(!ssus on multipliant par 360.

:{. Adolphust, lirUish Hmpirc, vol. Il, p. 241.

des revenus fort aléatoires, et qui ne correspondent pas toujours à rimportance des victoires remportées. Pendant les dernières années du xviii'^ siècle, un officier de marine pouvait faire fortune en un jour, s'il rencontrait un vaisseau espagnol, chargé de l'or des mines d'Amérique K La bataille de Trafalgar, au contraire, n'a rien rapporté aux vainqueurs ^. Le partage des prises est en outre très litigieux, entraîne des querelles sans nombre. Querelles avec l'Amirauté ^ Car c'est à l'Amirauté que revient le prix de vente des vaisseaux ennemis sur lesquels on a mis l'embargo avant la déclaration de guerre : seulement la guerre était-elle ou n'était-elle pas déclarée quand tel bateau a été pris? Les navires de guerre pris par l'ennemi, puis repris, appartiennent encore à l'Amirauté, et non à l'équipage du vaisseau qui effectue la capture. Mais voici un navire anglais qui, après avoir été pris par l'ennemi, a été armé de nouveau, transformé de fond en comble dans un port français. S'il est repris, ne doit-il pas être considéré comme un navire neuf à la propriété duquel l'Amirauté doit renoncer'*? Querelles entre officiers. L'amiral qui capture un convoi a détaché de son escadre, quelques heures avant l'engagement, deux ou trois navires : est-ce la faute des officiers qui les commandent s'ils ont reçu cet ordre malencontreux? Ne font-ils point partie de l'escadre? N'ont-ils point droit à leur part de prises^? Pendant cinq ans, Nelson et lord Saint- Vincent ont été en litige sur la question de savoir à qui devait revenir une somme de 3 000 L, prélevée sur des prises faites en 1799 par la flotte de lord Saint- Vincent après le départ de celui-ci pour l'Angleterre ®.

En manière d'encouragement additionnel, en manière aussi de

1. En 1793, le San lago, porteur de 25 000 000 \. en espèces, rapporte 50 000 l. ix lord Ilood, et 30 000 1. à chacun des capitaines de l'escadre (Brenton, Naval History, vol. I, pp. 193-194). — En 1799, deux frégates espagnoles capturées au large du cap Finisterre rapportent à chaque capitaine plus de 40 000 1., à chaque lieutenant plus de 5 000 1., à chaque warrant officer près de 2 500 L; après quoi les midshipmen et officiers subalternes de môme rang ont encore à se partager une somme de 800 1., les marins une somme de 200 1. (Brenton, Naval History, vol. II, pp. 381-382).

2. GoUingwood à lady Gollingwood, 25 oct. 1806 : ... they hâve used us shabbily about that whole business; for the poor seamen who fought a battle that set ail England in an uproar, and ail the poets and painters at work, hâve not at this moment received one six pence of prize money {Life, vol. I, pp. 338-339). — Cf. Glarke and MacArthur, Life of Nelson, vol. 1, p. 132 : lettre écrite à sa femme après la prise de Toulon : « I believe the world is convinced that no conquests of importance canbe made without us; and yet, as soon as we hâve accomplished the service we are ordered on, we are neglected. If Parliament does not grant something to this fleet, our Jacks will grumble; for hère there is no prize money to soften their hardships; ail we get is honour and sait beef.

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