C. Wordsworth, Aimais of my early lifc, pp. 9 sqq
3. Pour l'organisation de l'enseignement dans les Universités d'Ecosse, voir un article excellent, écrit du point de vue anglais, postérieur de quinze ans à la période qui nous intéresse, utilisable cependant avec les précautions nécessaires, Quarterly Journal of Education, 1832, vol. IV, pp. 21 sqq., 234 sqq.
moins nombreux encore étaient ceux qui se rendaient compte que les opérations intellectuelles avaient été analysées, qu'elles étaient l'objet d'une science*. » Après le cours de logique vient, en troisième année, le cours de « philosophie morale », qui comprend des notions de philosophie première, de morale proprement dite, de philosophie de l'histoire, d'économie politique : à Edimbourg, à Glasgow, à Saint- Andrews, existe un cours spécial d'économie politique. Après le cours de philosophie morale vient le cours de « philosophie naturelle », autrement dit de physique et de chimie. Si l'on ajoute qu'un cours spécial de « mathématiques » prépare, en deuxième et en troisième année, le cours de « philosophie naturelle », si l'on ajoute encore que, dans les trois Universités d'Edimbourg, de Glasgow^, de Saint-Andrew^, et dans les deux Collèges d'Aberdeen, ni les matières enseignées ni l'ordre des matières ne sont parfaitement identiques, on aura une idée, générale mais suffisante, du programme des quatre Universités. C'est le programme, très compréhensif mais non pas surchargé, de ce qu'on pourrait appeler un enseignement secondaire supérieur; l'Angleterre n'en possède pas l'équivalent.
Ce cycle de quatre années une fois révolu, suivent les années d'enseignement spécialisé, professionnel. Si l'étudiant, maintenant âgé de dix-huit ans, est candidat à l'ordination, il a le choix entre deux méthodes. Ou bien il s'en va vivre à la campagne, faisant peut-être le métier de maître d'école, et se contente de venir une fois par an à l'Université, pour y faire acte de présence en lisant un sermon. Ou bien il reste à l'Université, et suit, pendant quatre ans, des cours de théologie. Si l'étudiant veut devenir avocat ou médecin, il trouve à Edimbourg, à Glasgow, et, jusqu'à un certain point, au Marischal Collège d'Aberdeen, des écoles de droit et de médecine excellentes, et d'ailleurs universellement réputées.
Les Anglais aiment à critiquer le système d'enseignement des Universités écossaises. Ils relèvent l'insuffisance de l'enseignement des '< humanités » grecques et latines. Le programme des Universités d'Ecosse est tout juste comparable, sur ce point, au programme d'un public school anglais ; encore n'est-il pas nécessaire d'avoir exécuté ce programme pour entrer dans une école de médecine. Est-ce parce qu'elle nourrit des préjugés puritains à l'égard de l'antiquité païenne que rÉ<îosse presbytérienne est si défavorable aux études classiques? Ils critiquent la brièveté des « sessions », vingt-deux semaines à peine, depuis novembre jusqu'à Pâques. Ils critiquent le régime môme