‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 301 sur 387 · Memorials, p · texte numérisé non relu

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(les études : les étudiants externes, logeant en ville et ne venant à l'Université que pour écouter les leçons, — les cours publics dégénérant en discours d'apparat, tenus devant de grands auditoires de cent élèves ou davantage, — nulles relations intimes entre professeurs et élèves. Ils dénoncent l'absence d'examen éliminatoire à l'entrée, l'absence d'examen sérieux à la sortie : en lait, quiconque a, pendant quatre ans, suivi les cours, se trouve en sortant, posséder le titre de masier o farts. Mais la jalousie nationale joue un grand rôle dans ces critiques anglaises; à leur tour, elles appellent la critique.

La qualité du public auquel s'adressent les professeurs écossais constitue une première compensation aux imperfections présumées du régime des études. Un système de bourses, régulièrement organisé, permet aux Écossais les plus pauvres, s'ils sont studieux, de fréquenter les Universités. En vertu d'une décision prise en 1645 par l'Assemblée générale, tout presbyiery composé d'au moins douze paroisses doit faire chaque année les frais d'une bourse, d'une valeur égale ou supérieure à 5 1. 12 s., et cette bourse est versée au bénéficiaire pendant quatre ans consécutifs ^ Ainsi se trouve assuré, d'une manière perpétuelle, le recrutement du clergé presbytérien. Il ne semble pas d'ailleurs que la bourse permette jamais à l'étudiant de payer intégralement les frais de ses années d'études : fées versés aux professeurs — variables suivant la classe et l'Université, ils oscillent, pour une classe, entre dix shillings et trois guinées —, frais de logement et de nourriture. Mais l'étudiant pauvre sait recourir aux expédients. Ses besoins sont petits : chaque semaine, le messager arrive de la campagne, lui apportant de la farine d'avoine, des pommes de terre, du beurre salé, des œufs, et remporte en retour le linge à laver, les vêtements à rapiécer -. Dans l'intervalle des cours, il donne des répétitions à quelque étudiant riche. Pendant les six mois de vacances — et c'est en partie pour lui rendre l'existence possible que la session académique est si courte — il gagne sa vie comme précepteur dans une famille aristocratique, ou bien rentre à la ferme paternelle, reprend la bêche et la charrue. Bref, l'étudiant écossais apporte avec lui à l'Université ce zèle fanatique qui déjà, pendant sa petite enfance, lui a permis de tirer un si excellent parti de l'école paroissiale.

Le professeur écossais, d'autre part, placé en face d'un vaste audi-

1. Adolphus, British Empire, voL IV, p. 249. — Les premières statistiques dressées à ce sujet donnent, pour l'année 1825, un chiffre de 72 boursiers à Saint-Andrews, 79 à Glasgow, 80 à Edimbourg, et, pour les deux Collèges d'Aberdeen, 134 à King's Collège (sur un nombre total de 235 étudiants), 106 à Marischal Collège (Quarterly Journal of Education, 1832, vol. IV, p. 36).

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