‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 304 sur 387 · Cockburn, Life of Jeffrey, vol. I, pp. 35 sqq · texte numérisé non relu

Cockburn, Life of Jeffrey, vol. I, pp. 35 sqq

entretiennent des meutes, passent les nuits à boire, jouent gros jeu. L'Université elle-même n'impose à ceux qui aspirent au titre de Bachelier es Arts aucun examen digne de ce nom. Trois questions connues à l'avance, sur la théologie, la logique, la grammaire, auxquelles les réponses sont toutes prêtes, et se transmettent de candidat à candidat, puis un dîner avec le Régent Master qui a interrogé l'étudiant, constituent tout l'examen*. « Excepté prier et boire, écrit Jeffrey à un ami d'Ecosse, je ne vois pas ce que l'on peut apprendre ici. »

Tel était Oxford jusqu'aux dernières années du xviii'' siècle; depuis lors, des progrès ont été réalisés. Le prestige des Universités d'Ecosse, le prestige plus grand encore des Universités allemandes, la chute de la vieille Sorbonne, rendaient impossible que cette stagnation se perpétuât. En 1800, un système d'examens réels est organisé ^. Après deux années d'Université l'étudiant, s'il veut être promu au grade de Sop/iista generalis, doit expliquer, devant un bureau d'examinateurs présentant toute l'impartialité nécessaire, un texte grec et un texte latin, non connus à l'avance, Il peut en outre, s'il le désire, se faire interroger sur le manuel de logique d'Aldrich et les Éléments d'Euclide. S'il veut devenir Bachelor of Arts, il doit subir, au bout de trois ans, une épreuve qui porte sur la Religion, sur la Logique, sur la Rhétorique et la Morale d'Aristote, sur les Mathématiques. L'examen étant trop difficile pour tenter plus de quatre ou cinq candidats par an, un nouveau règlement intervient en 1807^; et l'épreuve éliminatoire se transforme en une simple épreuve de classement. Ainsi constituée sur des bases définitives, la réforme, au dire des contemporains, provoque à Oxford un esprit d'émulation intellectuelle inconnu jus- (ju'alors.

Afin d'avoir de meilleurs maîtres, les collèges commencent, rompant avec le monopole des public schools, à ouvrir leurs fellowships aux candidats de toute origine. Afin d'améliorer la qualité de leurs étudiants, ils établissent des examens d'entrée, ainsi que des examens qui, à la fin de chaque terme, portent sur la matière des cours suivis par l'étudiant. Ward, qui visite Oxford, constate le progrès des

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