‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 308 sur 387 · Clarke, Autobiographical Recollections, p · texte numérisé non relu

Clarke, Autobiographical Recollections, p

3. Voir, pour une liste complète des hôpitaux de Londres, avec indication de leur objet, de la date de leur fondation, etc., Highmore, Pietas Londiniensis, 1810.

rurgie dans les amphithéâtres des hôpitaux'. Ce n'est pas tout. Autour de ces hôpitaux, qui sont des institutions libres, gérées par des trustées, gouvernées par des conseils d'administration où siègent des aristocrates et de riches bourgeois, il s'ouvre un assez grand nombre d' « écoles privées », qui obtiennent un grand succès, et dont les organisateurs dispensent, à prix d'argent, les connaissances dont un apprenti médecin a besoin : la plus fameuse de ces écoles est installée dans Great Windmill Street, près de Piccadilly^, L'Angleterre non officielle, individualiste, ou, pour parler plus exactement, librement associée, supplée à l'insuffisance des anciennes corporations, force celles-ci à se rajeunir. En 1815, après trois années d'efforts, les apothicaires obtiennent que leur profession soit réglementée, que l'accès en soit soumis au concours^. L'Angleterre a désormais la promesse que l'exercice de la médecine ne sera bientôt plus partagé entre une aristocratie trop étroite et trop sûre de ses privilèges pour être laborieuse, et une plèbe de praticiens qui n'offrent à leurs clients aucune garantie de préparation scientifique.

11 existe, en dernière analyse, une science, et une seule, dont l'État britannique semble se considérer comme tenu d'encourager directement les progrès. Une vieille tradition, qui remonte peut-être aux temps de l'astrologie judiciaire, veut que l'astronomie soit patronnée par les princes. D'autre part, les besoins de la navigation, plus urgents en Angleterre que nulle part ailleurs, ont rendu nécessaire l'observation attentive des planètes et des étoiles, du mouvement des marées, des variations de la déclinaison magnétique. A travers le xviii'' siècle, une foule de constructeurs d'appareils de précision, George Graham, John Bird, Edward Troughton, et la longue dynastie des DoUond, ont facilité les recherches. Ils ont donné à l'astronomie anglaise son caractère propre, d'être une science non de mathématiciens, mais d'observateurs. William Herschell n'est à vrai dire que le plus grand de ces artisans : c'est en construisant, seul, sans argent, des télescopes assez puissants, pour lui permettre de découvrir une planète nouvelle, qu'il a attiré l'attention du roi George, et mérité de devenir un pensionnaire de l'État. Les observatoires privés sont nombreux en Angleterre. Les

1. George Macilwain, Memoirs of Abernclhy, pp. 39-40. — Percival, Médical Elhics, pp. 204-205 : lettre de W. Heberden au Dr Perceval, 15 ocl. 1794.

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