‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 309 sur 387 · Clark, Autobiographical RecoUections, pp · texte numérisé non relu

Clark, Autobiographical RecoUections, pp

.3. 55 Geo. IH, c. 195. — Sur V Apolhecaries' Act, ses effets, les circonstances qui en ont préparai l'adoption, voir Clarke, Autobiographical liecoUections, pp. 5 sqq. — Life of William Allen, voL 1, p. 16.3. — //. of C, 20 mars 1813, 19 nov. 1813; //. of L., 10 juillet 1815 (Pari. Deb., vol. XXV, p. 349 sqq.; vol. XXVIl, pp. 164-165; vol. XXXI, p. 1143).

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Universités d'Oxford, de Cambridge, de Dublin, possèdent chacune le leur. La Compagnie des Indes en bâtit à Madras, à Bombay, à Sainte- Hélène. Ainsi s'est créé un milieu favorable aux recherches astronomiques. L'Observatoire royal de Greenwich, fondé en 4675, huit ans après l'Observatoire de Paris, illustré tour à tour par Halley, par Bradley, par Maskelyne, bénéficie de cet état de choses. Pond, en 1811, a remplacé Maskelyne comme « astronome royal », avec un traitement accru de 600 1. Il renouvelle le matériel, augmente le nombre des assistants. L'Observatoire de Greenwich, est un admirable « laboratoire » officiel, dont la supériorité est reconnue par l'Europe entière : Arago viendra à Greenwich pour s'initier aux méthodes de Pond. Mais ce que le gouvernement anglais fait pour l'astronomie, il ne le fait ni pour la physique, ni pour la chimie, ni pour les autres sciences de la nature.

L'Angleterre ne possède-t-elle pas cependant un corps savant dont la renommée est universelle? La Royal Society ofLondon for improving Naiural Knowledge, l'Académie anglaise des Sciences, corporation privilégiée, institution séculaire, semble exercer sur le monde savant une influence accrue depuis le jour où Sir Joseph Banks, explorateur et botaniste, protecteur des sciences plus encore que savant véritable, bien né, grand propriétaire, très répandu dans l'aristocratie, a obtenu le poste de président. C'est à la satisfaction générale que, s'arrogeant sur le bureau des pouvoirs dictatoriaux, il a su établir dans la Société un sage équilibre entre le nombre des hommes de science et celui des membres de grandes familles et des banquiers, devenus encombrants. Par l'intermédiaire de la Société, son autorité s'est étendue sur les autres institutions scientifiques. Il contrôle l'Observatoire de Greenwich, est régulièrement consulté pour la nomination de l'Astronome Royal, est un des trustées du British Muséum, vaste capharnaiim où s'entassent, depuis 1753, les livres rares et les antiquités de toute origine. En 1818, il va obtenir, pour trois membres de la Royal Society, le droit de siéger dans le Bureau des Longitudes nouvellement constitué; les trois membres seront, bien entendu, nommés sur sa recommandation. Il joue d'ailleurs en prince son rôle de président, reçoit largement, presque fastueusement, dans sa maison de Soho Square, tient table ouverte une fois par semaine. Mais, quel que soit le prestige social dont la Société jouit sous sa présidence, quelle que soit l'utilité des fonctions qu'elle remplit, elle n'est fondée ni pour la recherche ni pour l'enseignement; ce n'est ni un laboratoire ni une école. Les Transactions, les grandes conférences annuelles — Croonian Lecture, Bakerian Lecture — permettent aux savants en vue de com-

muniquer au public compétent leurs dernières découvertes. La Royal Society est un excellent appareil pour enregistrer les progrès accomplis ; ce n'est pas sous son influence directe qu'ils s'accomplissent.

Progrès si rapides que la Royal Society ne suffit même plus à en tenir le compte : à côté d'elle, une foule d'associations nouvelles se constituent. Nous ne voulons point parler de la « Société Royale d'Edimbourg », de r « Académie Irlandaise Royale », vieilles l'une et l'autre d'une trentaine d'années ; ces deux fondations prouvent seulement que l'Ecosse et l'Irlande ont mis leur point d'honneur national à posséder, comme l'Angleterre, leur Académie des Sciences. Nous songeons aux sociétés qui se fondent, à Londres même, pour répondre au besoin de recherches spécialisées, d'observations multiples et précises. La « Société Linnéenne », fondée en 1788, a reçu, en 1802, sa charte d'incorporation. « La Société Royale, expliquent les fondateurs, par le fait qu'elle aborde toutes les branches de la science à la fois, ne saurait pénétrer dans le détail de l'Histoire Naturelle : une institution comme la nôtre est nécessaire, si l'on veut conserver au monde le bénéfice des peines prises et des dépenses encourues par les collectionneurs, de l'expérience acquise par les cultivateurs, des remarques faites par les observateurs^ » La « Société Géologique » date de 1807. C'est le moment où le public est rebuté par les querelles en l'air des Werneriens et des Huttoniens, où William Smith, sans guide et sans aide, accumule, sur le sous-sol de l'Angleterre, un trésor de découvertes. Les fondateurs de la « Société Géologique » obéissant à la même préoccupation que William Smith, renoncent provisoirement à la géologie théorique, et se proposent exclusivement de recueillir et de publier le plus grand nombre possible de faits. La « Société Zoologique », la '< Société Horticole », la « Société Médico-Chirurgicale », la « Société de Chimie Animale », la « Société Astronomique », se constituent, vers la môme époque, coup sur coup. Parfois ces associations sont fondées avec la pleine approbation de la « Société Royale^ ». Mais, plus souvent, Sir Joseph Banks s'émeut. « Vous verrez, dit-il à un ami, que toutes ces associations à la mode finiront par dépouiller la Royal Society de son manteau, et ne laisseront pas à la vieille dame un chiffon pour se couvrir^ ». Elle est, en vérité, débordée par l'activité du travail qui se fait autour d'elle,

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