Glode, Military Forces, vol. I, p
3. Adolphus, British Empire, vol. II, pp. 293 sqq., donne le détail des casernes et le nombre d'hommes logés dans chacune. — Voir, pour une époque un peu antérieure, des chiffres un peu supérieurs, Second Report of the Commissioners of Military Enquiry, Appendix no. 4 (A.), 1806.
tendait de plus en plus à ôtre composée de véritables soldats professionnels, attirés par Tappât de la prime d'engagement. Pourquoi donc affecter ceux-ci à la défense du territoire, pendant que d'autres, sortis de la même classe sociale, recrutés par les mêmes procédés, s'en vont combattre soit sur le continent, soit plus loin encore, en Amérique et en Asie? Gomment justifier une organisation qui tarit les sources de recrutement de l'armée, un système en vertu duquel un ouvrier sans travail, un vagabond, a le choix entre un engagement à vie dans l'armée de première ligne, pour une prime de moins de huit livres sterling, et un engagement pour cinq années seulement dans la milice des comtés, pour une prime qui peut dépasser vingt livres? Déjà, pendant la première guerre, Pitt avait essayé d'abaisser la barrière qui séparait les deux armées, et, par une série de lois temporaires, votées en 1795*, en 1798 2, en 1799 ^ autorisé un certain nombre de miliciens à s'engager dans l'armée de première ligne. Lorsqu'en 1803, après la paix d'Amiens, la reprise des hostilités est prévue par tout le monde, Addington superpose à la milice une « foi'ce additionnelle * » qui n'est pas autre chose qu'une nouvelle milice constituée à peu près comme l'ancienne, avec cette différence que les soldats de cette armée de réserve sont autorisés et encouragés à passer dans l'armée permanente.
Les résultats sont malheureux, le système est abandonné. Cependant, en 1804, Pitt réorganise la « force additionnelle » d'Addington\ Levée pour cinq ans, la « force additionnelle » servira seulement en Angleterre, mais constituera en outre un fonds où l'armée permanente se recrutera normalement : un lien étroit l'unira à l'armée permanente, et chaque bataillon de celle-ci sera doublé par un bataillon de la « force additionnelle », le bataillon de dépôt. Quant à la milice proprement dite, on en respecte l'autonomie, mais on s'attache à 'en diminuer l'importance. Elle ne devra pas compter plus de 51 000 hommes : le surplus sera immédiatement encouragé à passer dans la ligne *. L'armée permanente est de moins en moins considérée comme une anomalie, une « excroissance' » de la constitution britannique. Elle est l'armée
1. .3.") f>o. m, c. 83 (Artillerie ('l Marine). — Clode, MilUary Forces, vol. 1, p. 283.