Wakefleld, Ireland, vol. U, pp
4. Wakefleld, Ireland,, vol. Il, p. 308. — \ oit Life and Speeches of Daniel O'Connell, vol. l, pp. 223 sqq., un inténîssant tahleau présenté par O'Coniiell, dans un discours du .") noveirihre 1812, des progrès accomplis aux élections récentes, par la cau80 de l'émancipation catholique.
5. Oldfield, Hepr. HisL, vril. VI, p. 1. — Si l'on f.nt rxcrpiion pour Walter Wilkins,
On ne saurait, comme on voit, condamner en bloc le système représentatif tel qu'il fonctionne en Ecosse, en Irlande et au pays de Galles. Il est vrai que les quarante-cinq représentants de TÉcosse, élus par un nombre infime d'électeurs, ont généralement adopté pour système de se rallier au gouvernement du jour quel qu'il soit. Mais sur les cent sièges irlandais, il y en a soixante-quatre où rien n'empêchera les électeurs ruraux, le jour où ils en éprouveront le désir, de choisir des représentants catholiques et révolutionnaires; il n'est même pas vrai de dire que les trente-six autres circonscriptions sont soumises, sans exceptions, à l'arbitraire de l'aristocratie. Quant aux électeurs des vingt-quatre représentants gallois, ils sont universellement considérés comme indépendants et honnêtes ; leurs choix sont ratifiés par l'opinion publique. Nous n'avons fait cependant, en étudiant l'électorat écossais, irlandais et gallois, que dégager les abords du problème. Pour savoir dans quelle mesure la Chambre des Communes, prise dans son ensemble, représente l'opinion publique, il faut analyser les lois et les coutumes qui président à l'élection des quatre cent quatre-vingt-neuf représentants de l'Angleterre proprement dite. Une fois de plus la nature du problème est complexe. L'électorat n'est pas le même dans les comtés et les bourgs. L'électorat des bourgs varie suivant les localités.
Dans tous les comtés la franchise est con- RÉGIME ÉLECTORAL . ^ ^ j ^ manière : elle appartient
ANGLAIS : LES COMTES • , , ^t'
aux francs-tenanciers dont la terre rapporte
un revenu annuel de quarante shillings. Cependant les élections ne présentent pas tous le même caractère. Il est tels comtés où, en raison des arsenaux, des ports de guerre, des entrepôts de douanes qui s'y trouvent installés, l'influence gouvernementale s'exerce avec une force particulière : le Hampshire, par exemple % et, à un moindre degré, le Kent^. Il en est d'autres qui ressemblent à de grandes circonscriptions urbaines, et où, en conséquence, toutes les influences, aristocratiques ou gouvernementales, se trouvent affaiblies : le Warwickshire, ou encore le Yorkshire. Quant aux autres comtés, on peut les ranger sur une sorte d'échelle. A une extrémité se placent ceux où un très petit
représentant du Radnorshire, dont les origines sont obscures, et qui est revenu acheter un domaine au pays de Galles après avoir fait fortune aux Indes Orientales, tous les représentants du pays de Galles appartiennent à la gentry (W. R. Williams, Pari. Hist. of Wales). II. R. Smith signale six élections contestées en 1812 (dont une élection de comté) : ce qui constitue une proportion assez forte (H. R. Smilh, Register of Contested Elections, 120 sqq.).
1. Oldûeld, Repr. HisL, vol. III, pp. 494-493. — Cf. Gobbett's Pol. Reg., 22 nov. 1806.