Diary of lord Colchester, 18 mars 1790 (vol. 1, p. 4")j
illustre dans les annales de la liberté, brille au premier rang parmi les noms des grands agriculteurs; et le fondateur de la liberté américaine, après avoir échappé aux peines et aux périls de la guerre, se retira pour cultiver le sol que venaient d'affranchir sa valeur et sa vertu. » Ainsi s'exprime la « Revue d'Edimbourg^ », organe du libéralisme avancé. On y fait une campagne assidue en faveur de la réforme électorale, mais les attaques ne sont pas dirigées contre l'électorat des comtés. Bien que le jour soit proche où le parti libéral sera le parti des villes par opposition au parti de la conservation sociale et des campagnes, l'Opposition est encore disposée, en 1815, à admettre que les county members, représentants de « l'intérêt agricole », constituent l'élément le plus sain de la Chambre des Communes : la corruption ministérielle n'atteint pas ceux qui les choisissent^. Aux élections générales de 1812, qui ont généralement été favorables au parti gouvernemental, l'Opposition a gagné quatre ou cinq sièges dans les comtés^; et un Charles Western, un Thomas Coke, sont à la fois des county members et des whigs par excellence. La critique des réformateurs parlementaires porte tout entière sur le régime électoral qui prévaut dans les bourgs. Or, s'il y a quatre-vingts county members à Westminster, il y a, sans compter les quatre représentants des Universités d'Oxford et de Cambridge, quatre cent cinq représentants des cités et des bourgs d'Angleterre : ils forment, à eux seuls, presque les quatre sixièmes de la Chambre des Communes. Le régime vaut ce qu'ils valent.
1. Ed. Rev., janv. 1814, n" XLIV, art. I : Sir H. Davy's Eléments of Agricultural Chemistry (vol. XXII, p. 251).
2. H. of C, 4 mai 1809 : discours de Gurwen : The peculiar advautage of haviag the landed proprietor in this house, is that each individual brings with him the affections and the confidence of a portion of the people ... The infallible conséquence. Sir, of increasing the numbers of our country gentlemen within thèse walls, would be to make us more paciflcally disposed ... It would turn our efforts and our attention to domestic improvement, to the melioration of our interned resources and the happiness of our country (Pari. Deb., vol. XIV, pp. 362-363). — Elections de 1780 : Fitzmaurice, Life of lord Shelburne, vol. III, pp. 74-3; encore lettre de lord Shelburne à lord Mahon, 2 avril 1780 (Porritt, Unreformed House of Gommons, vol. I, p. 280) : « It is acknowledged that the approaching élection bas a very great influence on the divisions novv taking place in the House of Gommons in favour of reform and redress of grievances. The county members bave very generally voted on the public side, except a few who are likely to lose their seats for not doing so ». — Elections de 1784 : Moore, Life of Sheridan, p. 178 : ... At length, however, the spirit of the people, that last and only resource against the venality of parliaments and the obstinacy of Kings, was roused frora its long and dangerous sleep by the unparalleled exertions of the Opposition leaders ... The effect of this popular feeling soon show^ed itself in the upper régions. The country gentlemen, those birds of political omen, whose migrations are so portentous of a change of weather, began to flock in number to the brightening quarter of Opposition.