‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 75 sur 387 · l.lll( 1(1. Hcpr. Jlist., vol. V, p · texte numérisé non relu

l.lll( 1(1. Hcpr. Jlist., vol. V, p

2. Oldllcld, fiepr. Ilisl., voL V, pp. ")S)U iM\i\. ■\. ( (1(1 II. 1(1, [iepr. Hisl., vol. V, p. 340.

4. OUUU'M, Itepr. Hisl., vol. III, pp. 323, .^7(1: vol. IV, p. 5««; vol. V. p. 214.

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priétaires de bourgs sont trop souvent portés à en faire commerce : mais aussi dans quelle estime ces marchands de bourgs sont-ils tenus? quel rang occupent-ils dans la société*? »

C'est surtout au profit de leur famille que les propriétaires de bourgs disposent de leur bien : leur morale politique est moins une morale de marchands qu'une morale de chef de clans. Chaque membre d'une des grandes familles qui gouvernent les provinces anglaises, doit son intelligence, son activité, l'influence dont il dispose, à cette famille en première instance, et, en deuxième instance, à la faction dont cette famille fait partie. Régime d'oligarchie pure, n'étaient les éléments représentatifs, et même démocratiques, que véritablement renferme le système. Suivant une théorie développée, au début du xix« siècle, par les défenseurs du régime existant, les membres du Parlement sont les représentants non pas de leurs circonscriptions respectives, mais solidairement de tout le royaume ^ : la théorie de la « représentation virtuelle » veut que, « virtuellement » sinon « réellement », les membres qui siègent pour le bourg de Gatton ou d'Old Sarum, représentent non seulement les électeurs fantômes de ces deux bourgs, mais aussi les électeurs de scot and lot de Southwark et de Westminster et les francs-tenanciers des comtés. Or, voici quelle part de vérité renferme ce plaidoyer paradoxal en faveur d'un régime électoral disparate. Le représentant d'un bourg fermé, à partir du jour où il est élu. fait partie d'une faction aristocratique qui comprend non seulement des représentants d'autres bourgs fermés, mais aussi des membres élus soit par des bourgs ouverts, soit par des comtés. Solidaire de tous, soumis à la surveillance d'un chef, il obéit, indirectement ou « virtuellement », à la pression exercée sur ceux-là par un corps électoral plus étendu. Est-il tory? partisan de la guerre à tout prix? adversaire de l'émancipation catholique? Il sait, lorsqu'il vote en ce sens, qu'il n'obéit pas seulement aux injonctions d'un patron, mais qu'il exprime l'opinion d'une très large portion de l'électorat des villes et des campagnes. A-t-il, au contraire, été envoyé sur les bancs de la Chambre des Communes par le duc de Bedford ou le duc de Norfolk? Il votera avec l'Opposition, réclamera une politique de paix, et la réforme même du système électoral auquel il doit son siège. En 1832, deux propriétaires de bourgs, lord Fitzwilliam et lord Radnor, feront, avec les membres du Parlement qui sont sous leur dépendance, l'appoint de la majorité réformatrice.

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