Wakefteld, Ireland, vol. II, p
2. Ed. Rev., nov. 1820, n" LXVIII, art. xn : Parliamcntary Reform (vol. XXXIV, pp. 473-477).
Ce ne sont pas seulement des parents, ce sont encore des clients que les propriétaires de bourgs font entrer au Parlement. Après les élections de 1812, les grandes familles whigs ont permis aux intellectuels du parti, battus dans les bourgs ouverts, de rentrer à la Chambre des Communes, en leur offrant les sièges dont ils disposent. En tous temps, les « bourgs de poche » ont donné à des jeunes gens de valeur, sortis des Universités, ayant commencé à faire leurs preuves au barreau, le moyen de pénétrer au Parlement sans courir les risques ni subir les frais d'une campagne électorale. Leurs premières années sont souvent difficiles*. La gratitude, l'intérêt, les mettent sous la tutelle étroite de leurs patrons politiques. S'ils osent parler ou voter sans avoir pris leurs ordres, ils peuvent perdre leurs sièges. Mais leur indépendance augmente à mesure qu'augmente leur autorité personnelle. En 1795 et en 1797 Abbot, élu par le patronage du duc de Leeds, vote à deux reprises en faveur de mesures importantes que son patron désapprouve; après un échange de lettres, le duc de Leeds renonce à le blâmer^. En 1815, Francis Hornei" vote avec lord Grey et Whitbread, se séparant de la faction, plus conservatrice et plus guerrière, de lord Grenville : c'est cependant à lord Grenvillc qu'il doit son siège. Il se croit tenu à des excuses, offre de se retirer; mais on repousse .sa proposition, on affirme son désir de voir Horner prêter encore au groupe des amis de lord Grenville le prestige de son nom ^ Ce qui est vrai d'Abbot et de Horner est vrai, à plus forte raison, d'un grand homme comme Wilberforce. Lorsque lord Calthorpe, en 1811, offre à Wilberforce, fatigué de représenter le Yorkshire et en quête d'un « bourg tranquille », son burgage borough de Bramber % il ne saurait songer évidemment à donner jamais des ordres à Wilberforce : mais Wilberforce est son parent, ils appartiennent l'un et l'autre au même parti, ce sera pour lui un honneur et une source de crédit d'avoir Wilberforce pour représentant de son bourg.
Dans les burgage boroughs, la franchise est HÉGIME ÉLECTORAL attachée à la terre. Dans les bourgs dont il ANGLAIS : BOURGS A . , /. i- i 4-, .• ii »
cONsriTiiTlON nous reste à étudier la constitution, elle est
rjj/iPORATlvn "" privilège corporatif. Tantôt la franchise
électorale y appartient en propre aux membres
de ce que les Anglais appellent la « corporation », c'esl-^-dire h un petit
1. Sur lour situation souvent difficilfi d'unn manière permaïu'iitr, v. (iistmrne, Duties ofMnn, vol. I, pp. 217-218.