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2. //. ofC, G U'.vin'.v 1810 : discours de Sheridan (Pari. Dcb., vol. XV, p. 341).
3. F. K. Hunt, Fourlh Enlale, p. 276. Cf. Letlers of thc Earl of Dadley to the Bishop of Llandaff, pp. .'i7-.")8, aug. 0, 1814 : ... Every Englishinan, from Johiiny Grol's llouse lo llie Land's Kiid, is ccrlnin that he knows the worst, — Ihal nolhing is concnaled — thaï al! the inaterials for judgtnent are hefore him, — and that hy reading and com- |)ariiig the newspapcrs aiid joiiriiais, lie tnay biî just as \vis(î as if hc livrd within the sound of Bow-bolls.
essayé, en se fondant sur d'antiques décisions judiciaires, dont le but primitif avait été de protéger la Chambre des Communes contre les abus du pouvoir monarchique, d'interdire la publication des débats dans les journaux : un long et orageux conflit s'est terminé par la capitulation du parti tory. L'extension, en 1792, des droits du jury en matière de diffamation a constitué une garantie de plus pour la liberté des journalistes. Mais, avec la terreur anti-jacobine, une ère nouvelle s'est ouverte : le parti autoritaire a voulu prendre sa revanche.
La proclamation royale du 21 mai 1792 contre les « écrits coupables et séditieux » a été la déclaration de guerre du gouvernement aux journalistes. Une législation nouvelle a été promulguée. Une loi de 1795 a frappé les individus coupables d'avoir, par des écrits ou des discours, « poussé à la haine ou au mépris du roi et du gouvernement », de peines qui s'élèvent, en cas de récidive, jusqu'à sept ans de déportation ^ Une loi de 1798 a empêché la publication des journaux « par des personnes non connues » 2. Six articles de la loi de 1799 sur les sociétés séditieuses ont imposé un régime de déclaration aux imprimeurs de livres et de journaux, aux propriétaires et même aux fabricants de presses et de caractères d'imprimeiùe ^. D'ailleurs, sans avoir besoin de recourir à des lois expresses, le gouvernement sait encore employer une foule de moyens indirects pour entraver la liberté de la presse. De plus en plus l'usage s'établit de ne pas laisser ceux que le gouvernement poursuit pour diffamation faire la preuve du fait. La procédure des « informations ex officio » permet à VAttorney General de poursuivre les journalistes sans passer par les formalités compliquées de la mise en accusation par un grand jury. Il peut, en outre, les citer devant un tribunal assisté non point par le common jury, le jury ordinaire des assises, mais par un spécial jury, recruté selon des règles différentes, et pouvant être convoqué quand il plaît aux autorités : les journalistes et leurs avocats se plaignent, à tort ou à raison, que le spécial jury soit trop souvent favorable à l'accusation *. h'Attorney General peut encore prolonger autant qu'il veut l'intervalle qui sépare Y information et l'audience. Il se réserve, pendant cet intervalle, de revenir sur sa