‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 11 sur 704 · MOIS MEXICAIN · texte numérisé non relu

MOIS MEXICAIN

tontli, uei tocozlli, toxcatl, elzalqualiztliy temilhuitontli, uei tecuilhuiU, ilaxochirnaco, xocohuetzi^ ochpaniztli, teolleco, tepeilliuül, quecholli, panquetzaliztli, alemoztli, tilill et izcalli. On donnait à ce cercle le nom de xiuhllapoalli, c’est-à-dire compte de l’année.

Enfin, le mois était figuré par un cercle divisé en 20 parties dans lesquelles étaient peintes les figures des jours : cipaclli, ecatl, calli, cuetzpalin, coati, miquizlli, maçatl, tochlli, atl, ilzcuintli, oçomalli, inali-

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nain, acatl, oceloll, quauhtli, cozcaquauhtli, ollin, tecpall, quianitl, et xochilL Ce cercle s’appelait metztlapoalli « compte de la lune. » Au centre était l’image d’un drapeau ; c’est la même figure servant à roprcseiitcr le 15® mois panquetzaliztli, durant lequel avait lieu la fête principale en l’honneur de Uilzilopochtli.

A propos de ces signes des jours, il y a lieu de faire quelques remarques. Les quatre caractères des années, calli, toclilli, acatl et lecpatl^ étaient reproduits d’une façon spéciale dans cette image du mois. Ils y revenaient tous les cinq jours dans le même ordre et servaient à indiquer la période quinaire, que Sahagun a appelée semaine, et au bout de laquelle se tenaient les marchés. Il ne sera pas hors de propos de dire ici que tous les quatre mois, c’est-à-dire dans l’intervalle de 80 jours, avait lieu dans les tribunaux une audience générale que l’on nommait nappapoallatolli « quatre fois vingt paroles. » On voit par là combien les Mexicains étaient pratiques et s’attachaient à rendre facile la connaissance des usages parmi eux.

Les dénominations des jours étaient les mêmes que celles qui étaient employées dans l’astrologie judiciaire et dont nous avons dressé un tableau, page 292. Cela s’explique par le caractère religieux que les Indiens donnaient à leur art divinatoire ou genethliaque ; aussi le calendrier était communément appelé tonalamall, livre des naissances, et l’astrologue lonalpouhqui, compteur des naissances. Comme au bout de 13 mois ou 260 jours les mêmes signes revenaient, les Mexicains avaient imaginé, pour éviter toute confusion, d’accompagner ces signes de 9 autres termes qui formaient à leur tour une période se répétant 40 fois durant les 18 mois ou les 360 jours Mais ils étaient compris 28 fois plus 8 jours durant les 260 jours, de telle sorte que cette dernière période reprenait avec le dernier terme des 9 noms. Il n’en fallait pas davantage pour produire des différences et permettre de distinguer les jours portant les mêmes noms. Les cinq jours complémentaires ou nemontemi ne recevaient pas ces noms nouveaux.

Le jour était divisé en 4 grandes parties :

Le matin, iquiça tonatiuh, c’est-à-dire le lever du soleil ;

Midi, nepanüa tonatiuh, ou milieu de la course du soleil;

Le soir, onaqui tonatiuh, ou le coucher du soleil ;

Et minuit, yohualnepantla, ou milieu [nepantla] de la nuit (yoalli ou yohualli).

On calculait les heures de la nuit par l’observation des étoiles, et les ministres des temples avaient soin, à des intervalles réguliers, de souffler

dans leurs conques pour avertir le peuple et de marquer, par des sonneries spéciales, certaines périodes de la nuit.

La comparaison de la période solaire et de la période lunaire donne les résultats suivants : La première contient 28 treizaines de jours, plus un jour qui donne en plus 4 treizaines dans le cycle entier, ce qui fait en tout 1460 treizaines ou 18,980 jours.

La période lunaire a 20 treizaines ou 260 jours et se termine pour la P® année du cycle à la fin du 13® mois tepeilhuitl ; il fallait 73 périodes lunaires pour accomplir le cycle entier de 52 ans et c’est au bout de ce temps que les deux calendriers reprenaient dans le même ordre. Je me demande s’il ne faut pas voir dans l’instant de cette coïncidence l’origine de la cérémonie solennelle par laquelle on liait les années. C’était, en effet, la ligature des deux périodes solaire et lunaire.

Tel est l’ensemble du calendrier mexicain. II atteste chez les Indiens une connaissance assez complète de l’astronomie. Seulement cette science paraît avoir été inséparable de l’astrologie judiciaire dont faisaient usage les ministres de la religion pour mieux en imposer au vulgaire. D’ailleurs, les souverains eux-mêmes croyaient à l’art divinatoire ; ainsi Sahagun dit parfaitement qu’au moment de l’arrivée des Espagnols, le monarque Moteiihçomn II fit consulter les devins et que sur leur réponse il fut convaincu de la fin de son règne et de l’empire mexicain.

S’il est un livre dans l’histoire de Sahagun qui doive frapper le moraliste et le philosophe, c’est bien le sixième livre dans lequel sont réunis un grand nombre de discours ou exhortations. Ces harangues faisaient partie de l’éducation donnée dans les calmecac et les telpochcalli aux jeunes gens destinés au culte ou à des fonctions importantes. La traduction en est fort attachante, mais, au point de vue de la langue nahuatl, elle laisse peu de choses à y relever. Sahagun a traduit complètement les textes mexicains sans conserver des expressions ou des formes de langage qui aujourd’hui auraient pu offrir un certain intérêt aux philologues.

Il n’en est pas de même de la fin de l’ouvrage qui est relative à l’histoire naturelle et où les termes nahuatl peuvent être recueillis en abondance. Toutefois ce n’est le plus souvent qu’une simple nomenclature de mots sans être accompagnés de leur équivalent en espagnol. Les sujets pris dans les trois règnes sont quelquefois décrits, mais d’une façon si incomplète qu’il est impossible de les reconnaître exactement.

Quant au douzième et dernier livre qui est spécialement consacré à l’histoire de la conquête du Mexique, on peut dire aussi qu’il est considérablement restreint et que les événements y sont ramenés aux plus petites

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proportions. Sahagun a, d’ailleurs, négligé les faits militaires relatifs au triomphe des Espagnols, et je n’ajouterai rien à ce qu’a dit sur ce point M. Joiirdanet, si ce n’est que la langue nahuatl a relativement peu de termes à relever dans le récit donné par le moine franciscain.

En résumant ce que l’on vient de lire, il y a peut-être lieu de répéter que Sahagun n’a point voulu évidemment faire une œuvre de science, mais que son livre, tout en s’adressant spécialement aux propagateurs de la foi chrétienne, est éminemment curieux et utile à l’historien, au philosophe, au linguiste, en un mot à tous les hommes d’étude qui concentrent leurs recherches sur les questions d’antiquités mexicaines.

Les deux éditeurs de l’abrégé de Sahagun, Carlos Maria de Bustamante et lord Kingsborough, paraissent avoir eu surtout en vue de reproduire une œuvre si curieuse à tous les égards, sans se soucier des détails d’impression et sans songer à donner au texte une grande correction. Ils présentent sur ce point une telle ressemblance qu’on pourrait presque croire qu’ils ont fait usage de la même copie. L’espagnol y est également entaché d’erreurs et le nahuatl offre les plus grandes altérations. Les mêmes expressions, à quelques lignes de distance seulement, y revêtent des formes toutes différentes qu’achèvent de rendre méconnaissables de nombreuses incorrections typographiques. Pourtant l’édition, anglaise faite avec plus de soin et avec plus de luxe peut certainement être considérée comme la moins imparfaite des deux; mais elle est sans notes et n’a pas le moindre travail de critique. Quant à l’édition mexicaine, dont l’auteur était si bien placé pour faire une publication exacte et raisonnée, elle contient les erreurs matérielles les plus graves qui font que l’on confond les termes entre eux ; ce qui devient le sujet de continuels embarras. Ainsi il n’est pas rare de trouver les mots acatl^ roseau ; ecatl^ vent; — quauitl, bois ; quiauitl, pluie ; — tochtli, lapin; xochitl, ño.ur, etc., écrits l’un pour l’autre. Dans la nomenclature de l’astrologie judiciaire, les termes généralement mal orthographiés ne sont pas toujours dans leur ordre respectif. Au milieu de ces trop nombreuses imperfections, le lecteur, qui est peu versé dans la connaissance de la langue nahuatl, est de suite rebuté et se hâte d’abandonner un livre intéressant, mais ardu et trop difficile à parcourir. C’est même ce grave inconvénient qui a pour beaucoup déterminé M Jourdanet à publier une traduction aussi correcte que possible de l’histoire de Sahagun. Il était convaincu que par là il rendrait un véritable service à la science.

Plus passionné que Kingsborough pour des études qui avaient, d’ailleurs, l’attrait de l’intérêt national, Bustamante s’est cru obligé d’accompagner

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son édition de notes et de suppléments ; mais ses essais n’ont pas toujours été lieureux. Ils manquent ordinairement d’à-propos, de sobriété et d’ntililé réelle.

Parmi les notes les plus l’emarquables, il faut signaler celle qui est relative aux invocations, discours, harangues, exhortations dont les anciens Mexicains faisaient usage dans toutes les circonstances solennelles de la vie et que Sabagun a reproduits presque entièrement dans le VP livre de son ouvrage. L’authenticité de ces morceaux d’éloquer.ce ayant été contestée, Bustamante a voulu la défendre et a donné pour argument que ces morceaux, si remarquables par i’élégance de la forme et par la pureté de la morale, ne sauraient être regardés comme étant de pures inventions, attendu qu’il serait difllcile ou môme impossible de concevoir de pareilles compositions. 11 aurait dû ajouter qu’il était parfaitement avéré que ces discours faisaient le fond de l'éducation de la jeunesse mexicaine et que beaucoup d’écrivains recommandables, contemporains de la conquête, se seraient certainement dispensés de les recueillir s’ils avaient un instant douté de leur authenticité.

La note qui est insérée vers la fin du XP livre n’a point d’autre but que celui de faire connaître les effets de la grande éruption du volcan de Tuxpan, en 1793, dont la détonation fut entendue à plus de cent lieues. Un peu plus loin, à propos du culte de Tonanlzin, Bustamante parle de l’apparition de Notre-Dame de Guadalu|)e, en raison de l’apologie qu’en avait faite quelques années auparavant (1820) D. José Maria Guridi Alcocer. Il en prend occasion pour affirmer sa foi et recommander le respect d’un culte auquel il était fortement attaché.

Si ces réflexions de Bustamante se rapportent plus ou moins directement au sujet, il faut reconnaître (jue les annotations jointes au XIP livre sont écrites avec plus de discernement et ont le mérite d’étre le plus souvent utiles.

Les suppléments doivent fixer davantage l’attention. L’un d’eux surtout mérite une mention spéciale. Il a trait cà l’opinion plus que contestable de la prédication de l’Évangile en Amérique avant l’arrivée des Espagnols. On sait (]ue cette opinion est fondée sur ce que les soldats de Cortès furent frappés de trouver au Mexiipie des usages civils et religieux à peu près semblables à certaines pratiques suivies parmi les chrétiens. Sahagun a semblé partager lui-même cette opinion et en a parlé d’une manière assez claire, notamment dans deux passages de son livre, p. 17 et 791.

Bustamante trouvant sans doute que cette assertion n’était pas suffisamment développée et craignant que le lecteur n’eût delà peine à suivre Saha-

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gun, a reproduit une grande partie de la dis.sertation écrite sur la matière par D. Servando Teresa de Mier.

Après avoir établi que les Espagnols trouvèrent des croix en arrivant au Mexique, que les indigènes pratiquaient le baptême et qu’ils croyaient à la trinité, à la confession, à la pénitence, etc., l’auteur nomme, parmi les principaux missionnaires qui ont fait des recherches à ce sujet, Fr. Diego Duran, le P. Acosta, Dâvila Padilla, Juan de Torquemada, Betancurt, Garcia, Antonio Calancha, Solorzano, Alonzo Ramos, Rivadeneira, Carlos de Siguenza y Góngora, Becerra Tanco, Boturini et Vcytia. Après cela, il étudie Quelzalcoatl dont il fait une personnification de saint Thomas. L’expression coatl^ serpent, rappelle le sens du nom de Thomas, qui veut dire aussi « abîme d’eau extrêmement profonde. » 11 rapproche cette signification d’une ancienne tradition qui prétendait que, si l’on démolissait le temple de Quetzalcoatl à Cholollan, il en sortirait des flots immenses qui inonderaient tout le pays. Le doute n’est donc pas permis à l’égard de cette identification; la seule difficulté consiste à préciser l’époque de l’arrivée de saint Thomas. Or, Mier n’essaye nullement de l’étahlir.

11 continue en faisant remarquer que Quetzalcoatl institua des religieuses soumises aux vœux de pauvreté, d’obéissance et de chasteté. Ses vêtements étaient ceux des prêtres de l’Orient. Les souverains de Mexico

étaient oints avec de l’huile, etc., etc Tout cela prouve que la religion

du Christ fut apportée en Amérique avant l’arrivée des Espagnols. « Mais comment, se dit Mier, les Mexicains ont-ils pu abandonner les saines doctrines du christianisme et tomber dans l’idolâtrie? C’est, ajoute-t-il, par une fausse interprétation des signes de leur écriture hiéroglypliique. Ainsi Quetzalcoatl représenté buvant du sang et mangeant un enfant, vient de 1a croyance des chrétiens en l’Eucharistie ; c’est pourquoi les Mexicains hésitèrent un instant à admettre que Cortès fût Quetzalcoatl, parce que l’on disait que les Espagnols ne buvaient pas de sang et ne mangeaient pas d’enfants ; le voyage des Mexicains dans l’Anahuac est identiquement le même que celui des Israélites dans le désert ; le mot ipalmmoani « Celui par qui nous vivons » est la traduction de la phrase de saint Paul : « In quo vivimus, movemur et siiinus », etc., etc.... 11 est inutile de relever tous les rapprochements de ce genre et de chercher surtout à combattre les hypothèses auxquelles ils ont donné lieu. Le lecteur a déjà compris qu’elles ne reposent que sur des données incertaines et sur des appréciations non de faits, mais de fables grossières.

Je ne ferai que glisser sur le supplément relatif à l’histoire du monar- (|ue Moteuhçoma II, dit Xocoijotzin ou le Jeune, tirée en majeure partie

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des œuvres de rhistorien Fernando de Alvarado Tezozomoc, ainsi que sur ceux qui contiennent la liste des souverains toltèques et des souverains cliichimèques du royaume à’Acolhiiacan. Ils renferment tous des détails intéressants et utiles.

Enfin, je terminerai cette analyse en signalant un tableau placé à la fin du XP livre, dans lequel est indiquée la synonymie des plantes ; malheureusement il mentionne à peine 90 espèces, alors que Sahagun en a donné un si grand nombre, et l’on constate encore, dans ce travail de Bustamante, des fautes très grossières.

En présence de tant d’irrégularités, notre tâche, afin de donner une bonne édition, était extrêmement difficile. Pour moi, en particulier, j’ai dû m’astreindre à im travail long et minutieux qui a consisté d’abord à faire le relevé de tous les termes nahuall, puis à déterminer l’orthographe de chacun d’eux, à l’aide de la comparaison. Lorsque les mots étaient connus ou indiqués sur les vocabulaires, la difficulté était moins grande, mais elle devenait extrême quand il s’agissait d’expressions employées par Sahagun seul. On sait, d’ailleurs, que, dans la traduction phonétique de la langue nahuall, les Espagnols avaient adopté une orthographe composée au moyen de leurs caractères alphabétiques. Cette méthode étant un calque imparfait ne pouvait établir rien de fixe ; aussi chaque auteur avait-il à peu près son orthographe, surtout quand il s’agissait de reproduire certains sons difficiles à percevoir ou à rendre. Ainsi, l’emploi des voyelles a oue, e ou i, O ou M l’une pour l’autre est extrêmement fréquent ; le redoublement de l est préféré par certains écrivains qui mettent cuetzpaîlin, totollin, tandis que d’autres écrivent cuetzpalin, lololin; la nasale finale est souvent supprimée : michi pour michin, poisson; Tlaxcala, pour Tlaxcalan ; etc.

Au milieu de ces divergences qui existent dans les deux éditions de Sahagun, j’ai essayé d’apporter le plus possible de l’uniformité, sans oser affirmer queje sois arrivé à une perfection absolue à cet égard. Quelques mots empruntés par les Espagnols au langage des îles et donnés par Sahagun ont été conservés. J’en signalerai trois : areijlo, maguey et coa, qui reviennent fréquemment, les deux premiers surtout, et qu’il eût été fort difficile de remplacer sans s’exposer à être long et obscur *.

1. On trouverait bien d’autres termes tirés des Wes, \.e\s caci(¡ue, jeupqnen on jeniqurn, maïs, etc.; mais nous renvoyons pour cela le lecteui au Diccionario provincial casi-razonado de voies cubanas por el auditor tiou" de Marina, U. Estéban Pichardo, Habana, 186‘2. On y lira en particulier pour le mot areylo : « Segun l'edi o Mártir y Oviedo, eran las rimas ó romances que cantaban lus naturales de esta isla ; segun Lus Casas, sus fiestas y danzas. »

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Quant aux notes, je les ai restreintes autant que possible à tout ce qui touche à la linguistique. J’ai eu soin d’expliquer les mots nuhuall, en indiquant leur signification, leur composition et leurs racines. A la suite de ce travail que je me suis imposé avant toutes choses, j’ai donné quelquefois des notions historiques ou géographiques en évitant de produire des explications incertaines ou peu intéressantes. Souvent j’ai mentionné les mots tirés de la langue nahuall et que les Mexicains ont adoptés aujourd’hui en leur donnant une contexture espagnole. J’ai indiqué ces emprunts par la simple expression en espagnol, comme dans cet exemple : aijacotli ou ayecotli, haricot, en espagnol ayacote.

Enfin, j’ai dressé une table alphabétique des mots nahuall employés dans le livre de Sahagun ; j’ai pensé qu’elle pourrait être d’un grand secours pour les personnes qui voudraient faire une étude spéciale de la langue d,es anciens Mexicains. Cette table ne porte que le mot nahuall suivi de la pagination où le lecteur doit trouver les explications nécessaires, soit dans le texte, soit dans les notes. Si la pagination est quelquefois multiple, c’est pour les cas où le sens du mot est différent en plusieurs endroits. 11 y a lieu de remarquer que les lettres c et ç, et i et y ne forment que deux groupes, au lieu de quatre, et sont mises au rang qu’occupent dans l’alphabet les lettres c et i.

11 résulte de celte étude générale que Sahagun a composé une œuvre instructive, originale, mais que ses interprètes auront l’insigne privilège de s’être donné beaucoup de peine sans que le lecteur puisse leur en tenir exactement compte. Ils n’auront guère sans doute d’autre récompense que la satisfaction d’avoir consciencieusement rempli leur tâche.

I"juin 1880.

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