De racall, herbe, paille, et calli, case, pincette
3. C’est la peau de ia morte qui établit cette parenté entre ceux qui s’en sont revêtus.
A. De ilitic, froid, et coiiu/ir/wi, courbé, tordu, resserré.
HISTOIRE DES CHOSES
Tout ce que nous venons de décrire se passait pendant la nuit. Dès que le jour paraissait, celui qui représentait la déesse Toci allait se placer à l’un des angles les plus élevés du temple. Les personnages qui étaient en bas et qui attendaient celte apparition, commençaient à monter en toute hâte les degrés du temple, porteurs des objets dont ils venaient lui faire l'oflrande. Les uns lui emplumaient les pieds et la tête de plumes d’aigle, ayant choisi pour cela le duvet blanc qui couvre immédiatement la peau ; d’autres lui fardaient la figure avec de la couleur rouge; d’autres encore lui mettaient un péplum court qui portait sur la poitrine un aigle brodé ou tissu dans l’étoffe; d’autres enfin le couvraient de jupons peints. Quelques-uns tranchaient les têtes à des cailles en sa présence, quelques autres lui olfraient du copal. Tout cela se faisait précipitamment, et tout le monde s’en allait ensuite, sans qu’il restât personne. On revêtait, en outre, le représentant de la déesse de tous ses ornements les plus riches et on lui mettait une magnifique couronne, appelée amaca//¿ surmontée de cinq banderillas dont celle du milieu était plus élevée. Cette couronne s’élargissant vers le haut se terminait en forme carrée. Quatre des banderillas ôtaient aux angles. La plus grande occupait le milieu. On appelait aussi cette couronne miotli.
Aussitôt, les captifs qui devaient mourir étaient placés en rang. Le représentant de la déesse en prenait un, le couchait sur le billot, lui ouvrait la poitrine et lui arrachait le cœur. 11 en prenait ensuite un autre, puis encore un de plus, jusqu’à quatre, et, après avoir fait ces sacrifices, il laissait aux satrapes le soin de tuer les autres et il s’en allait avec son fils au temple où il restait d’habitude, qu’on appelait Cmíeoíí üzllacoliuhqid, précédé de ses dévots appelés icuexoan, qu’il suivait à quelque distance. Ceux-ci étaient ornés de leurs papiers, ayant un ceinturon de papier tordu et portant à la partie supérieure du dos un papier froncé et rond en forme de rondache. Ils avaient encore sur le dos un ornement en plumes et colon, duquel pendaient des filaments non tordus. Les guérisseuses et les femmes qui vendent de la chaux au marché chantaient et formaient escorte des deux côtés à la déesse te TJ son fils. Les satrapes qui s’appelaient quaquacuUlin guidaient le chant des femmes en chantant aussi et en jouant du leponaztli qui a une langue supportant une écuelle^. Quant on arrivait à l’endroit du temple de Cinteotl, où Ton attendait les têtes des victimes, celui qui était revêtu de la peau de la morte et qui était le représentant de la déesse Toci donnait un coup de pied à un atabal qui se trouvait en cet