En mexicain
4. De quauill, bois, et xicalli, vase, avec le suffixe co, dans. Ce mortier avait une case ou cage en bois de pin. Voy. ci-après, p. 159.
HISTOIRE DES CHOSES
Le sixième jour élail appelé çacapanquixoa'^ , parce qu’on avait l’habitude d’étendre dans la cour du temple du dieu Mixcoatl une grande quanlilé de foin apporté des montagnes, sur lequel s'asseyaient les vieilles femmes qui servaient dans le temple et qui s’appelaient ciuatlamacazque. On tendait une natte devant elles. Alors arrivaient toutes les femmes qui avaient des enfants, fils ou fdles. Chacune apportait cinq I amales sucrés qu’on posait sur les nattes en présence des vieilles qui prenaient les enfants, les faisaient sauter dans leurs bras et les réjouissaient ensuite en leur montrant les tamales qu’elles gardaient pour elles. Ceci commençait le matin et finissait à l’heure du dîner, chacun s’en allant chez soi.
Le onzième jour.de ce mois, on allait faire une partie de chasse sur la sierra au-delà de Atlacuioayan. C’était là une fête à part, de sorte qu’il y en avait en réalité deux dans ce mois : celle que nous venons de décrire et celle qui commence actuellement. Ce versant de montagne sur lequel se faisait cette partie s’a^ipelait Çacalepec, ou bien IxUlanlonan^. Quand on y arrivait, on commençait par y passer la nuit en repos dans des cabanes en chaume et l’on entretenait des feux pour dormir. C’était le dixième jour du mois que l’on employait ainsi à organiser la fête du dieu des Otomis^, appelé Mixcoatl. Le lendemain malin, ils déjeunaient tous ensemble et ils s’organisaient pour commencer la chasse. Ils ceignaient leurs reins de leurs manias et ils parlaient. Ce n’était pas seulement les Mexicains qui prenaient part à cette fête, mais encore les gens deQaauhlitlan,deQuaiihnauac,àeCoyoacan' et d’autres villages des environs. Ils étaient tous armés d’arcs et de flèches. Après s’être écartés en formant un circuit, ils se rapprochaient peu à peu pour parquer le gibier qui se composait de cerfs, lapins, lièvres et chacals. Lorsque toutes les bêtes se trouvaient réunies, les chasseurs couraient à l’attaque et chacun prenait ce qu’il pouvait. Un bien petit nombre d’animaux réussissait à s’échapper. Lorsqu'on s’était emparé du gibier, on le tuait et chaque chasseur s’en retournait à son village emportant les têtes des bêtes qu’il avait
1. Impersonnel : On va pour la paille ; de çacatl, paille, ]ian, sur, pour, et ejuiça, aller.