‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 121 sur 704 · De macall, cerf, uni au suffixe lian, auprès · texte numérisé non relu

De macall, cerf, uni au suffixe lian, auprès

9. « A la maison blancbe ou de sel »; de izlall, sel, calli, maison, avec co, suffixe de noms de lieu.

10. « Dans l’enceinte de roseaux»; de acatl, roseau, chinamill, clôture, et co, suffixe de noms de lieu. Localité voisine de Mexico, où Cortès, après la prise de Mexico, eut une entrevue avec Qnauhtcmotzin.

rir se livraient à une escarmouche en se divisant en deux partis. L’un d’eux était pour Uitznaiiatl' et l’autre fiiisait bande à part. Les soldats de Uilznauatl secondaient ceux qui avaient embrassé sa cause. Le roi avait l’habitude de donner à ces soldats, pour cette fête, des pourpoints jaunes et des rondaches sur lesquelles se trouvaient peintes des lattes d’osier blanches et noires entrelacées. Ils avaient, en place d’épées, des gourdins de sapin et des dards, au moyen desquels ils lançaient des traits et couraient à la môlée. De leur coté, les esclaves tiraient des flèches armées de bouts en obsidienne. Ils se tuaient ainsi entre eux dans cette escarmouche. Les soldats que les esclaves réussissaient à faire captifs étaient aussi mis à mort. On les couchait sur un teponaztli et on leur arrachait le cœur.

Au retour du dieu Paynal, dès que celui qui faisait le guet au haut du temple le voyait approcher, il s’écriait : « Mexicains, cessez de vous battre, terminez votre lutte; le seigneur Paynal arrive. » En entendant cette voix, les soldats qui combattaient prenaient la fuite, les esclaves les imitaient et c’est ainsi que les hostilités prenaient fin.

Le dieu Paynal était précédé de deux emblèmes en plume ronds comme des rondaches, qui étaient troués au centre. C’étail, ponrrailon dire, comme des masses qu’on aurait portées devant ce dieu, en les soutenant sur de longs hâtons comparables cà des hampes de lance. C’étaient de très jeunes hommes qui en étaient chargés et qui s’y employaient en courant. C’est en les voyant paraître de loin que le veilleur criait de cesser le combat. Quand on arrivait près du temple de UitzilopochtU, deux soldats du cortège prenaient les masses des mains des jeunes hommes el les emportaient vers le temple en couranl. Bientôt deux autres s’en emparaient et les portaient à une certaine distance, el c’était ainsi ({u’ils se relayaient jusqu’à ce qu’ils arrivassent à la porte, apj)elée yuauliquiaiiac^, du temple de UitzilopochtU. Lorsqu’on arrivait à cet endroit, ])ersonne ne pouvait plus prendre les masses à ceux qui les portaient. Ceux-ci les montaient au temple et, étant arrivés au sommet, ils les plaçaient sur la statue du dieu, qui était composée de pâte de blettes. Cela fait, ils tombaient toul haletants de fatigue. Le satrape s’approchait d’eux et leur incisait les oreilles avec un instrument d’obsidienne. Remis de leur lassitude, ils descendaient du temple emmenant en captivité la statue de Uitziloporhtli, qui était faite de pâte comestible. Ils l’emportaient dans leurs maisons et ils invitaient lelirs parents et leurs voisins du quartier à venir en prendre leur part. On s’emparait ensuite des captifs et des

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