I . De épine, et nauatl, nécromancien, homme habile
De f/iianhlJi J aie:le, nn de quanUl. bois, et (/uiaiinr,. porte, enirée'.
HISTOIRE DES CHOSES
autres esclaves qui devaient mourir, et on leur faisait faire une seule fois le tour du temple en mettant les captifs en tête.
Cela fait, on les plaçait en rang et un satrape descendait du haut du temple, portant dans ses mains un grand amas de papiers blancs qu’on appelait ou leteuitl. Arrivé en bas, il levait ces papiers au-dessus de sa tète, ayant l’air d’en faire l’olïrande aux quatre points cardinaux et il les jetait ensuite dans un mortier, auquel on donnait le nom de (/uau/ixicalco. Bientôt descendait aussi un satrape avec une très longue torche de bois de pin, appelée xiuhcoallK II s’était fait une tète et une queue de serpent; sa bouche, d’où sortaient des plumes rouges, paraissait vomir des flammes. La queue, qui était en papier, avait deux ou trois brasses de long. De loin, quand il des^ cendait, on l’aurait pris pour un grand serpent, d’autant mieux qu’il marchait en tournoyant et en faisant des mouvements avec la langue. Arrivé en bas, il s’en allait droit au mortier où étaient les papiers; il en faisait l’offrande aux quatre points cardinaux, les replaçait en tas et jetait sur eux le serpent enflammé. Tout se brûlait alors en même temps, et le satrape s’en revenait au haut du temple où Ton commençait à souffler dans les cornets et les conques marines. Aussitôt après, un autre satrape descendait en toute bâte, portant dans ses bras la statue de Paynal, vicaire de Uüzilopoclitli. Quand il était en bas avec elle, il i>assait devant le mortier, ainsi que devant les esclaves et les captifs qui devaient mourir, s’olfrait à leur servir de guide et il remontait à l’instant au temple. Quand il était parvenu au sommet, on s’empressait de donner la mort d’abord aux captifs, pour qu’ils fussent les précurseurs des esclaves, et ceux-ci étaient sacrifiés immédiatement après. Le sacrifice de chacun d’eux était accompagné du son des trompettes et des conques marines. Le corps était ensuite traîné jusqu’en bas par les marches qu’il ensanglantait en roulanl. On faisait de même avec tous les esclaves qui étaient tués en Tbonneur de Uitznauail, avec cette différence (ju’ils mouraient seuls, sans qu’aucun captif les accompagnât. C’était, du reste, dans le temple même de Uilznauatl qu’ils étaient sacrifiés.
Quand on avait fini de tuer et les esclaves et les captifs, tout le monde s’en retournait chez soi. Le lendemain, les vieillards, hommes et femmes, les mariés et les gens de qualité, buvaient d’un jiulque qui, en cette circonstance, s’appelait ce (]ui veut dire pul-
que bleu, parce qu’on lui donnait cette couleur. Le reste des gens buvait de Tocl/q mais en secret, attendu que si cela se divulguait,