l)c xiuill, comète ou feu, et coati, serpent
i. De mallaliu, bleu ou vert foncé, et oclli, liqueur tirée du maguey.
on les châtiait à grands coups de bâton , ou en les tondant, en les traînant sur le sol et en leur donnant des coups de pied, jusqu’à ce ([u’on les laissât étendus par terre en fort mauvais état. On cliantail, on Jouait des instruments et on agitait des grelots dans les maisons (les maîtres des esclaves; mais on ne dansait pas, on restait assis, ün donnait des mantas à ceux qui faisaient le service de la fête et qui étaient chargés de distribuer le manger, la boisson, les roseaux à fumer, les fleurs, etc. On donnait aussi des jupons et des péplums aux femmes qui avaient la mission de faire les tortillas, les plats et certaines boissons. En général, toutes les gens du quartier recevaient des mantas.
Au troisième jour, qui était appelé ohonchayocacaliua\ c’est-à-dire escarmouche de matassins, on habillait un individu en matassin, au moyen de balandrans et de masques épouvantables. La foule se , partageait en deux partis. D’un côté se plaçaient les ministres des idoles, à côté du matassin, et, d’autre part, les servants du telpochcalli. A midi, les uns et les autres commençaient le combat. On se battait avec des brandies de oyametl^ ou sapin, de simples roseaux ou de petits faisceaux de cette plante , composés de trois ou quatre pieds réunis. On faisait grand bruit en se frappant et l’on se blessait même quelque peu. Ceux qu’on réussissait à prendre comme captifs étaient condamnés à avoir le dos frotté avec des feuilles de maguey râpées, ce qui produit toujours une cuisson très forte. Les ministres du temple qui faisaient personnellement des captifs leur piquaient, avec des épines de maguey, les oreilles, le gras des bras , de la poitrine et des cuisses, et leur arrachaient des cris de douleur. Si les servants du calmecac l’emportaient sur leurs adversaires, ils les enfermaient dans le palais royal, tandis que leurs compagnons pillaient tout ce qu’ils trouvaient, comme petlatl, icpalli, teponaztli, parfums, etc.... Si les servants du calpulco arrivaient à vaincre ceux du calmecac, ils les yenlérmaient et volaient tout ce qu’ils rencontraient. On se séparait au coucher du soleil et l’escarmouche prenait fin.
Le quatrième jour était appelé nexpixulo'^. Les vieillards disaient que les esclaves qu’on venait de tuer étaient encore de ce monde; ils n’étaient point allés dans les enfers, attendu qu’ils n’y entraient que le quatrième jour. Ce môme jour, chacun roulait dans son petate les papiers avec lesquels les esclaves et les captifs étaient morts. C’était encore ce jour-là que les maîtres des esclaves et des captifs, ainsi
1. De oomc, de deux en deux, chayolli, espèce de fruit, et icacali, combattre. Ces sortes de lutte avec des fruits ou des plantes étaient frequentes; nous avons déjà vu, page t>9, le combat avec le pacItUi.