‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 130 sur 704 · Pluriel de acocili · texte numérisé non relu

Pluriel de acocili

3. Ou, comme un peu plus loin, lexcalceuilo ; impersonnel signifiant : on refroidit le four; de lexcalli, four, et ceuia, calmer, refroidir. Allusion à la nécessité de se rafraîchir après avoir mangé bien chaud.

4. « Manducation des tarnalli de blettes » ; de uauhquiUamallij et (jualiztli, substantif verbal tiré de qua, manger.

nom de teotetlK Une raie de pierres de même couleur traversait le nez, tandis que le reste du visage, des deux côtés, se composait de tezcapoctli^. On lui plaçait sur la tête une couronne de plumes riches dressées tout autour , et du centre desquelles sortaient plusieurs quetzalli magnifiques s’élevant très haut. Par derrière cette couronne pendaient, sur le dos , de magnifiques plumes vertes. Le rond supérieur de cette couronne était orné de plumes noires miroitantes, choisies parmi celles qui brillent le plus au cou des poulets et des coqs, alternant avec les barbes d’autres plumes qui leur formaient comme des lisérés de taffetas. On lui mettait une étoffe faite avec des plumes de perroquets s’adaptant au cou; elle allait en largeur d’une épaule à l’autre avec une longueur qui arrivait jusqu’aux pieds et traînait même un peu sur le sol. Sa largeur était uniforme depuis le haut jusqu’en bas. Cette statue, nommée Milinloc, étant ainsi parée et assise sur son trône, on lui offrait de la farine de maïs mêlée avec de l’eau chaude et transformée ainsi en une masse qui servait à faire de très petits {)ains. Ils l’enfermaient des haricots non moulus , et c’était en cet état qu’on en faisait l’offrande à l’idole. Chaque personne en portait cinq, que l’on plaçait aux pieds de la statue. Les enfants et les jeunes adolescents, rangés en ordre, venaient aussi avec le produit de leur chasse. Ils le donnaient aux vieillards qui le jetaient au feu devant lu statue. Ce gibier consistait en oiseaux, couleuvres et autres reptiles. Les petites pièces se consumaient entièrement. Quant aux grandes, dès qu’elles étaint rôties, on les retirait et plaçait à côté du foyer. Lorsqu’elles s’étaient refroidies, elles étaient consommées par les vieillards que l’on appelait calpuleque^. Les enfants, au moment de leur offrande, faisaient le tour du foyer et recevaient en passant des petits pains appelés macuexllaxcaUi’' , qui avaient déjà été offerts à l’idole. Quand on avait fini d’en manger en même temps que d’autres comestibles, les vieijlards buvaient du pulque, qu’on appelait en cette occasion texcalceuilo, dans l’oratoire même où se trouvait la statue de Milintoc. Ceux qui faisaient métier de préparer le pulque, les llarÂique ou tecullachique étaient chargés de le fournir, pour que ces vieillards en bussent à discrétion. Ils l’apportaient dans des pots on des gicaras et venaient le verser dans une cuvette qui se trouvait devant la statue. Les buveurs n’en prenaient pas jusqu’à s’enivrer.

1. Sorte de jais auquel sa finesse a l'ail donner le nom de pierre divine.

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