De tzicuiltic, léger, et lecomatl, vase
uns les autres, s’agriffaient et tombaient pêle-mêle ; (luelques-uns s’en retournaient chez eux en s’embrassant, et tout cela passait pour digne d’éloges, parce que la fête demandait qu’il en fût ainsi.
Les cinq jours appelés nemontemi venaient après ; on les tenait pour malheureux; on n’osait rien entreprendre pendant leur durée, ni balayer les maisons, ni siéger en justice. Ceux qui naissaient ces jours-là, s’ils étaient garçons, recevaient le surnom de mmon, nentlacall ou nenquizqui^, ce qui veut dire : vaurien, il ne vaudra jamais rien, il ne sera bon à rien. Si c’était une fille, on l’appelait nenduatl, c’est-à-dire : femme propre à rien. On prenait garde, pendant ces journées fatales, de dormir dans le jour, de se disputer, de trébucher ou de tomber, parce qu’on disait que, s’il arrivait quelqu’une de ces choses, cela continuerait de même par la suite. Si quelqu’un tombait malade ces jours-là, on était dans la croyance qu’il ne guérirait point; personne n’avait l’espoir de le voir vivre ou en échapper. Aussi ne prenait-on aucun soin de soulager les malades; on ne leur appliquait aucun remède, et si, malgré tout, quelqu’un guérissait, on prétendait que Dieu l’avait pris en pitié et que lui seul s’était occupé de le soigner et de le guérir.
1. Nemon ou mieux nemoquichtii, nenllacatl, homme ou personne inutile, et nenquizQui, celui qui n’aboutit à rien ou travaille inutilement.