De ail, eau, et Lanialli, pain de maïs
3. Impersonnel do ixnexlia, chercher, s’efforcer, acquérir avec peine.
ils riiabitude de se parer de dilTérenls costumes. Les uns se travestissaient en oiseaux, les autres en quadrupèdes; ceux-ci en Izinilzcan', ceux-là en papillons ; quelques-uns en grosses abeilles, quelques autres en moucbes ou en escarbots. On en voyait qui cbargeaient sur leur dos un bomme endormi disant que c’était le sommeil. Il y avait des gens qui portaient sur leurs épaules des enliladesde tamales embrocbés, appelés xocotamaili, ou d’autres espèces du nom de nacatamalH^. Quelques personnes faisaient provision de tamales et d’autres objets pour les donner aux pauvres. On se travestissait aussi en revendeurs de bois à brider ou de légumes. On se déguisait encore en personnes malades, en lépreux et en vénériens.
L’image du dieu Tlalor. était élevée au milieu du bal. C’était en son bonneur que l’on dansait. On avait placé devant elle un réservoir rempli d’eau, où se trouvaient des couleuvres et des grenouilles que des bommes appelés maxateca avalaient vivantes. Ils allaient les prendre dans l’eau avec la boucbe et nullement avec le secours des mains, et lorsqu’ils s’en étaient saisis, ils s’en allaient danser en faisant leurs efforts pour les avaler. Celui qui y réussissait le premier se mettait à crier en disant: Papa, papa! La danse se continuait tout autour du temple de ce dieu ; et lorsqu’en dansant les danseurs étaient amenés à passer devant les paniers appelés tonaca cuezcomatP, on leur donnait des tamales qui y étaient renfermés. Les vieilles femmes qui assistaient à ce spectacle pleuraient en pensant qu’elles mourraient avant qu’on célébrât de nouveau cette fête.
On disait qne le jeûne pratiqué en cette occasion avait pour but de laisser reposer les subsistances, car on ne mangeait rien que du pain. On disait aussi qu’en temps ordinaire on causait de la fatigue au pain, qui était le principal comestible, en le mêlant avec du sel, de la cbaux et du sel de nitre, différentes manières de déguisements dont il se sentait bumilié et qui le faisaient vieillir. L’objet de ce jeûne était de le ramener à la jeunesse. Le lendemain du jeûne s’appelait wo/poio/o, ce qui veut dire qu’on mangeait d’autres dioses avec le pain, parce qu’on avait fini la pénitence des comestibles.