‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 142 sur 704 · De lezcatl, miroir, et Hacheo, jeu de paume · texte numérisé non relu

De lezcatl, miroir, et Hacheo, jeu de paume

h. Ce mot tlami, signifiant s’achever, semblerait indiquer que la fête se prolongeait jusqu’à la fin du mois de quecholli.

h. Substantif verbal dérivé de tlalia, cacher, avec le suflLvc ijnn.

Ü. Huricl de Amapan.

HISTOIRE DES CHOSES

Le quarantième édifice s’appelait llhuicalitlan' . Il consistait en une grosse colonne très haute sur laquelle se trouvait peinte l’étoile du matin. Son chapiteau était surmonté d’une toiture en chaume. Devant cette colonne on sacrifiait chaque année des captifs, au temps où cette étoile paraissait de nouveau.

Le quarante-et-unième était appelé Uei tzompantli^. Il était placé devant le temple de Uitzilopochlli. Il servait à recevoir les têtes des captifs que l’on sacrifiait en l’honneur de ce temple, chaque année, à propos de la fête de panquetzalizlli.

Le quarante-deuxième édifice, appelé Mecatlan^, était une construction dans laquelle les ministres des idoles venaient s’exercer à souffler dans leurs trompes.

Le quarante-troisième édifice s’appelait Cinteopan’'. C’était un temple dédié à la déesse Chicóme coati. On y tuait une femme qu’on disait être l’image de cette divinité et on l’écorchait. Il en a été fait le récit à propos de la fête d’ochpanizlli.

Le quarante-quatrième édifice s’appelait Centzontotochtin inteopan^. C’était un temple dédié aux dieux du vin. On y tuait, en l’honneur des dieux de l’ivresse, trois captifs auxquels on donnait les noms de tcpuztecatl, toUecatl et papaztac. On les sacrifiait de jour, jamais de nuit, chaque année, à propos de la fête de tepeilhuitl.

Le quarante-cinquième édifice s’appelait Cinteopan. C’était un temple dans lequel se trouvait la statue du dieu des plants de maïs. On y sacrifiait, chaque année, son image avec d’autres captifs, ainsi qu’il a été dit à propos de sa fête.

Le quarante-sixième édifice s’appelait Netotiloyan^ . Là, se trouvait le lieu dans lequel les captifs et les esclaves dansaient, un instant avant leur mort, avec le représentant ou image du signe chiconauecatV. On les sacrifiait de nuit, chaque année, à la fête de xilomaniliztli^ ou (ïatlcaualo.

Le quarante-septième édifice était appelé Chililico. C’était un temple dans lequel on sacrifiait les esclaves sous le signe de chiconauecatl.

1 . De ilhuicatl, ciel, uni à la postposition tlan, dans, vers.

2. Grands pieux, au bout desquels on exposait les têtes des victimes.

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