‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 151 sur 704 · Substantif verbal liré de tlachpana, balayer · texte numérisé non relu

Substantif verbal liré de tlachpana, balayer

de sonner les heures où l’on devait encenser et faire des offrandes devant les idoles. Cela s’ap^Delait teçoalizlli'-.

Les gens du peuple avaient l’habitude de faire pénitence plusieurs jours dans le courant de l’année. Cela consistait à s’abstenir de se savonner ta tête, se priver du bain, ne pas dormir avec une femme; mais ils ne se privaient point de manger, c’est-à-dire qu’ils ne jeûnaient pas. On appelait cela necaualiztlP .

RÉCIT AU SUJET DE QUELQUES CÉRÉMONIES QUI SE FAISAIENT EN l’honneur du DIABLE.

Quand ils célébraient la fête appelée atamalqiializtli^, ce qui avait lieu tous les huit ans, certains Indiens nommés il/açaicca^ avalaient des serpents vivants par fanfaronnade. Ils les avalaient peu à peu, en dansant, et quand ils avaient fini, on leur donnait des mantas pour récompenser leur hardiesse. Ils avalaient aussi des grenouilles vivantes dans la même fête. Ils faisaient encore à propos de la fête de etzalqualiztli, une autre cérémonie : des adolescents allaient prendre des petits oiseaux qu’ils attachaient à des branches avec du fil. Ils se mêlaient ainsi à la procession de cette fête, et les oiseaux voltigeaient autour des rameaux.

Ils avaient aussi l’habitude de faire des processions dans plusieurs de leurs jours fériés. Ils y portaient les statues des idoles placées sur des litières. Ils marchaient ainsi autour des temples et quelquefois ils se rendaient à des lieux plus éloignés, tous les habitants se joignant au cortège. C’était aussi la coutume que les femmes se réunissent aux hommes pour danser aux grandes fêtes.

Les ti’ès jeunes gens se livraient à un jeu en l’honneur de la déesse Toci. Lorsqu’on tuait le représentant de cette divinité, on plaçait au même endroitune cuvette remplie déplumés et de craie, dont les jeunes gens venaient à l’envi prendre une poignée, et ils s’enfuyaient aussitôt en courant les uns après les autres. Celui qui s’était revêtu de la peau de la victime, accompagné d’autres jeunes gens rangés de son côté, se mettait à poursuivre à coup de pierres ceux qui avaient pris la craie. Les spectateurs, à leur tour, commençaient à lancer aussi des

1. « Action détenir les gens éveillés ; » de çoa ou çoua, défaire, ouvrir, secouer.

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