‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 152 sur 704 · Substantif verbal dérivé de caua, cesser, s’abstenir · texte numérisé non relu

Substantif verbal dérivé de caua, cesser, s’abstenir

IL De aiamaiü, pain fait avec de l’eau, et qualizlli, manducation, dérivé du verbe qua, manger.

l. « Habitants de Maç Ulai. o

HISTOIRE DES CHOSES

pierres sur les deux partis, et quelques-uns tombaient sous leurs coups. On se livrait en môme temps à une pratique religieuse consistant à prendre les enfants par les tempes et à les soulever pour les faire croître. Cela se faisait le jour de la fête appelée izcalli, en l’honneur du dieu du feu.

RÉCIT d’autres cérémonies QUI SE FAISAIENT POUR HONORER LE DIABLE.

Les Mexicains se livraient à une certaine superstition pour guérir les enfants malades ou maladifs. Ils leur attachaient au cou une boule de copal, au moyen d’une corde molle de coton. On faisait de même aux poignets et aux cous-de-pied. C’étaient les astrologues qui prenaient ce soin, sous un signe propice, en désignant le nombre de jours que cela devait être porté. Lui-même venait les détacher et il allait ensuite brûler le tout dans le calpulco. Cela se répétait quatre fois pour chaque santé d’enfant.

Ils avaient aussi la superstition de se couvrir la poitrine, devant et derrière, de plumes de différentes couleurs. Ils entouraient leurs poignets d’un bracelet de plumes blanches, jaunes et rouges, et ils en ornaient aussi leurs cous-de-pied. Ils faisaient adhérer ces plumes avec de la résine de pin appelée ocotzotl, choisissant pour cela la fête de teotleco \ afin d’obtenir de ne pas être maltraités par le dieu Acolmizlli'^. Cette cérémonie ou superstition dont nous faisons ici le récit se pratiquait tous les quatre ans à la fête à'izcalli.

Voici ce qu’ils faisaient aussi en l’honneur du soleil et du feu, lorsque quelqu’un achevait la fabrique de sa maison ou à l’occasion du signe du soleil : ils se retiraient du sang des oreilles et, l’ayant fait couler sur l’ongle du doigt du milieu ou de celui qui est près du pouce, ils le lançaient sur le feu ou vers le soleil par un mouvement semblable à celui d’une chiquenaude. Cela s’appelait tlazcaltilizllP . Nous l’avons du reste déjà dit plus haut, car c’est la même chose que acxoyatenializtli.

Lorsqu’ils passaient devant quelque idole, ils arrachaient un peu de gazon du sol, et ils l’étendaient devant l’image en s’humiliant révérencieusement. Ils faisaient de môme quelquefois par vœu ou par dévotion.

Toutes les nuits, un peu avant minuit, certains ministres des idoles,

1. Qui avait lieu pendant le douzième mois de l’année, en l’honneur de tous les dieux. Voy. ci-dessus, page 69.

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