Maître du dieu de Tullan
5. C’est-à-dire ; rayon, enfant du temps [xiuill, année, pillonlli, jeune enfant), cl aigle [quauhllï] à flèches [mill] de feu [lleua).
HISTOIRE DES CHOSES
Voilà CO qu’on faisait tous les jours au lever du soleil. On lui offrait eu outre de l’eiicens quatre fois par jour et cinq fois pendant la nuit : d’abord à son lever, ensuite à la troisième heure, plus tard à midi el, pour la quatrième fois, à l’heure de son coucher. Cette olfrande se faisait aussi nuitamment : d’abord à l’entrée de la nuit, la seconde fois quand on allait se coucher, la troisième quand on sonnait matines, la quatrième peu de temps après minuit et la cinquième enfin un instant avant l’aurore. La première offrande qui se faisait, à l’entrée de la nuit, avec de l’encens, était accompagnée des paroles suivantes : « YoaUecutli\ le seigneur de la nuit, s’est déjà levé; nous ne savons comment il fera son métier ou poursuivra son cours.
La fêle ù'Yoalleculli se céléhrail, sous le signe de naui ollin^,\c deux cent troisième jour de la liste du tonnlamail. On jeûnait pendant les (piatre jours qui })récédaient cette fête. A midi on sonnait les conques marines, les trompettes, les fifres, etc., et à cet appel, on se traversait la langue avec des fétus de paille pour faire l’offrande de ce sang. On saignait même aux oreilles les enfants au berceau, pour faire des offrandes; tout le monde, grands et petits, offrait du sang des oreilles à cette heure-là. Ils se livraient à celte pratique, sans rien dire, devant l’image du soleil qui était placée dans le temple de Quauhxicalco, représentée, comme actuellement on peint le soleil, sous les traits d'un homme avec des rayons sortant de son visage en forme de roue. Tous les ans, le jour de la fête du soleil, on tuait en son honneur un grand nombre d’esclaves dans les temples et l’on disait (lue ceux qui mouraient à la guerre allaient se reposer dans la maison du soleil.
RÉCIT KELATir AUX EXERCICES ET AUX UCCURATIONS UE l’iNTÉRIEL'R DU TEMPLE.
L’un des satrapes du temple prenait soin d’élever et d’instruire ceux qui devaient y travailler et s’occuper à son service. Quand il les supjiosait suffisamment instruits, il les confiait aux prêtres, pour qu’ils se livrassent aux exercices qu’ils avaient appris. Il leur enseignait en même temps la discipline pour qu’ils vécussent en bon ordre et évitassent la dissipation. Le même satrape était chargé de faire balayer tous les recoins du tenqile jiar ses nombreux disciples. Il veillait aussi à ce que le feu ne manquât jamais d’y brûler dans les foyers. Certains adultes qui, par suite de vœux ou simplement par dévotion,